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Les artisans peinent à se relever du choc causé parla crise sanitaire qui a chamboulé leurs activités

Ce jour au centre international de l’artisanat de Yaoundé, les visiteurs se comptent sur le bout des doigts. Une pièce de 100 Fcfa donne droit à la visite du site. Les artisans sont bien présents, chacun à son poste. Les produits proposés sont diversifiés et variés : produits cosmétiques, beurre de cacao, chaussures, sculptures, miel, confiture de fruits, produits à base d’artemesia, tableaux, articles en tissu pagne, biscuits, chapeaux de paille, etc.

Mme Ewane est vendeuse de bijoux à base de perles africaines. « Pendant trois mois, on ne vendait rien, puisque les gens étaient enfermés chez eux », déclare-t-elle. En effet, durant les mois de mars, avril et mai, les activités étaient
pratiquement au point mort. Les artisans ont dû faire des mains et des pieds pour tenir.

Certains ont fait recours au prêt et d’autres ont décidé de fermer. C’est le cas de Cindy Noah. Elle s’est résolue à laisser sa boutique d’habits traditionnels fermée pendant un mois entier car dit-elle, « La baisse de fréquentation du centre était spectaculaire ». De manière générale, les artisans du centre international de l’artisanat de Yaoundé ont dû se serrer la ceinture pour tenir le coup.

Le paiement de 100 Fcfa à l’entrée qui avait été institué par le
comité de gestion en début d’année n’a fait qu’empirer la situation. Seuls les vendeurs de produits à base de la plante
arthemesia parviennent à faire des bonnes affaires. La pandémie a boosté leurs ventes, surtout au moment où des voix ont commencé à s’élever pour ériger la tisane d’artemesia comme
remède de la Covid-19. Avec le relâchement des restrictions, les clients reviennent progressivement mais la réouverture des frontières se fait toujours attendre.

                                                                     Edith Kowa (stg)

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Auteur: La rédaction
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