Photojournaliste franco-syrien basé à Damas, Abdulmonam Eassa débute sa carrière durant les cinq années de siège de son quartier dans la Ghouta orientale, près de Damas (Syrie), où il documente la souffrance et la résilience des civils. Après avoir rejoint la France en 2018, il couvre le mouvement des gilets jaunes avant de poursuivre son travail au Soudan, en Ukraine, en Turquie, en Syrie et au Tchad. À la chute du régime syrien en 2024, il retourne dans son pays natal, partageant désormais sa vie entre la Syrie et la France. Son travail a notamment été publié dans Le Monde, The New York Times, The Guardian et The Washington Post. « Travailler au Soudan, c’est être surveillé en permanence, contrôlé en permanence. Et quand on se rapproche du front, bien sûr, cela peut être dangereux. Mais, à vrai dire, cela ne compte pas beaucoup pour moi. Le plus important et le plus difficile, c’est de faire mon travail tout en m’assurant qu’une fois que je serai reparti, personne ne sera en danger à cause de moi, à cause d’une photo », explique Abdulmonam Eassa, à propos de sa série récompensée par le jury du World Press Photo 2026.
Sept nouvelles expositions complémentaires
L’Expo World Press Photo Montréal présentera sept nouvelles expositions complémentaires, dont Jacques Nadeau à la une!, Vivre, de la photographe Claire Beaugrand-Champagne, Et la vie continue, du photographe Martin Chamberland, En pointillé, territoires d’humanité, signée par 28 étudiantes et étudiants du Cégep du Vieux Montréal, ainsi que les photos finalistes de la 21e édition du prix Antoine-Désilets de la Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ).
Jacques Nadeau à la une!
Les photographies de Jacques Nadeau à la une!, sélectionnées par sa fille Virginie et par les photographes Martin Tremblay et Frédéric Séguin, retracent des événements marquants ayant jalonné la carrière du regretté Jacques Nadeau et l’évolution du Québec depuis plus de 40 ans.
Né à Québec en 1953 et décédé en décembre 2025, Jacques Nadeau a notamment travaillé comme photographe à La Presse canadienne avant de faire son entrée au quotidien Le Devoir en 1990. Il a enseigné le photojournalisme à l’Université de Montréal durant près de 20 ans et publié de nombreux ouvrages, dont Le Québec. Quel Québec ?, Carré rouge et Photos trouvées.
Vivre : Claire et Paule Beaugrand-Champagne en Asie du Sud-Est
En 1980, dans un contexte de bouleversements politiques et humains au Vietnam, au Laos et au Cambodge, la photographe Claire Beaugrand-Champagne et sa sœur, la journaliste Paule Beaugrand-Champagne, se rendent dans des camps de réfugiés en Thaïlande et en Malaisie. Durant deux mois, elles y documentent la vie de ces personnes ayant fui les persécutions, les violences et l’instabilité engendrées par l’installation de nouveaux régimes. Cette crise entraîne l’un des plus importants déplacements de population du 20e siècle. Avec ces photos et les reportages publiés durant une semaine dans La Presse en 1980, les sœurs Beaugrand-Champagne témoignent de la réalité vécue par ces familles en attente d’un nouveau départ. Plus de 45 ans plus tard, les images composant l’exposition Vivre constituent un témoignage de cette mémoire partagée.
Claire Beaugrand-Champagne est la première femme photographe de presse professionnelle de l’histoire du Québec. Exposée au Québec comme à l’étranger, collectionnée par plusieurs musées, son œuvre porte la marque d’un profond engagement social et humain. Figure marquante du journalisme québécois, sa sœur Paule Beaugrand-Champagneoccupera d’importants postes de direction à La Presse, au Devoir, au Journal de Montréal, à Radio-Canada, à Télé-Québec et à L’actualité. Elle est la première femme à présider le Conseil de presse du Québec.
Et la vie continue, un photoreportage de Martin Chamberland
En écho à l’exposition Vivre, le photographe Martin Chamberland est allé, cet été, à la rencontre de quatre familles originaires d’Asie du Sud-Est établies à Montréal.
Dans l’exposition Et la vie continue, quatre femmes racontent, plus de 45 ans après l’exil de leurs aînés, comment cet héritage continue de vivre et de se transmettre entre les générations.
En pointillé, territoires d’humanité
En pointillé, territoires d’humanité propose 28 projets réalisés par des étudiantes et étudiants du programme de photographie du Cégep du Vieux Montréal. Pour préserver l’authenticité de leur regard, ces photographes ignoraient que leurs images seraient présentées dans le cadre de l’Expo World Press Photo Montréal.
Photos extraites de l’exposition En pointillé, territoires d’humanité
L’acteur, réalisateur et scénariste Lou-Pascal Tremblay, porte-parole de la 19e édition de l’Expo World Press Photo Montréal, a sélectionné et commenté quatre projets qui seront présentés en plus grand format. « Ces œuvres explorent l’identité, l’appartenance et la mémoire à travers des réalités souvent absentes du regard collectif. Elles transforment la photographie en espace de rencontre, nous invitant à porter un regard renouvelé sur ce qui nous relie », observe Lou-Pascal Tremblay.
Les photos finalistes de la 21e édition du prix Antoine-Desilets
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) remet depuis 2005 le prix Antoine-Desilets pour souligner l’excellence du travail de photographes de presse œuvrant dans les médias du Québec. Pour une quatrième année, l’Expo World Press Photo Montréal propose une vingtaine de photos finalistes, dans les catégories Arts et culture, Enjeux de société, International, Photoreportage, Portrait, Sports et Vie quotidienne.
Au cœur de l’actualité | Une exposition de La Presse
Au fil de l’année, les photojournalistes de La Presse documentent les événements qui marquent l’actualité et les enjeux qui façonnent notre société, ici comme ailleurs. Des grands faits marquants qui font les manchettes aux scènes plus discrètes du quotidien, les photos présentées témoignent de la richesse et de la diversité de la couverture journalistique du quotidien.
Destination : distinguer le vrai du faux | Une exposition de Radio-Canada
Avec son exposition consacrée à la désinformation, Radio-Canada propose des clés pour mieux distinguer le vrai du faux dans un environnement où l’information circule rapidement et prend de multiples formes. L’objectif : aider le public à aiguiser son regard, à reconnaître les contenus trompeurs et à mieux évaluer l’information au quotidien.
