L’écrivain Hamid Benchaar vient de publier son tout dernier roman Le silence du père  (2026). Originaire de l’Algérie, il vient au Canada depuis plusieurs années où il déjà publié Liberté choisie et Appartenance subie: Réflexions de nature politique et philosophique sur l’exil, la mémoire et l’histoire des sociétés (2013), L’enfant de la haute plaine (2014), Cela commence toujours par une rêve (2015), Le faux barrage (2017), Un été algérien (2018), La rencontre (2021).

Sur sa page Facebook l’auteur partage un extrait de son roman :

Si je m’arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar, rue St-Denis
Cette histoire commence comme dans la chanson « Les étoiles filantes » des Cowboys Fringants.
Une histoire qui a modifié durablement mon regard sur Montréal, sur ses foules anonymes et sur cette paix urbaine que l’on croit spontanément innocente. Elle commence pourtant de manière banale, un soir de semaine, dans un bar de la rue Saint-Denis, avec un collègue qui s’apprêtait à me montrer une vieille photographie.

Synopsis

Un soir, dans un bar de la rue Saint-Denis, à Montréal, le narrateur retrouve son ami Normand. Celui-ci lui confie l’histoire trouble de son père, arrivé de Riga, en Lettonie, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, après avoir abandonné derrière lui une femme et des enfants. Il appartenait à cette génération de jeunes Lettons que la haine des Russes et les années sombres du stalinisme avaient conduits à s’enrôler dans les rangs de la Waffen-SS. Mais Normand demeure dans l’ignorance du rôle exact qu’avait joué son père : avait-il combattu sur le front russe ou avait-il gardé les portes du ghetto de Riga, prêt à tirer sur quiconque tentait d’y entrer ou d’en sortir? Dans cet espace étroit, à peine plus grand qu’un grand hôtel américain, les nazis aventassé près de trente mille Juifs, tous voués à l’extermination. Normand raconte encore que son père avait accepté de passer trois ans dans les mines des Territoires du Nord-Ouest canadien obtenir afin d’obtenir le droit de s’établir au Canada. De ce passé obscur, il n’avait jamais soufflé mot aux enfants nés de son mariage avec une Québécoise. Ce silence, longtemps demeuré impénétrable, ne commença à se fissurer que lorsque Normand rencontra ce nouvel ami, disposé à l’aider à faire la lumière sur l’histoire de son père.