Le Festival du nouveau cinéma de Montréal (FNC) est de retour pour sa 47e édition, qui se déroulera du 3 au 14 octobre. L’événement ne dérogera pas à sa réputation, en offrant au public montréalais une programmation forte et audacieuse, qui permettra de découvrir en primeur des titres phares. Au programme : des films primés dans les plus grands festivals internationaux, des rétrospectives d’artistes reconnus, mais aussi la découverte de nouveaux auteurs du cinéma actuel, des œuvres de réalité virtuelle, sans oublier la visite de nombreux talents internationaux et québécois qui viendront présenter leurs œuvres et discuter avec les festivaliers, lors d’événements et de rencontres professionnelles.

Ce sont ainsi pas moins de 300 œuvres, provenant de 62 pays et incluant 34 premières mondiales, 16 premières internationales, 44 premières nord-américaines et 44 premières canadiennes, qui seront présentées tout au long des festivités. Le FNC est par ailleurs le premier événement à investir les deux nouveaux cinémas de la Métropole : le Cinéma Moderne et le Cinéma du Musée au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM).

Le Festival sera aussi de retour dans ses autres lieux de prédilection : le Cinéma du Parc, le Cinéma Impérial – le nouveau point de vente officiel dès le 25 septembre, la Cinémathèque québécoise, le Cineplex Odéon du Quartier Latin, la Grande-Place du complexe Desjardins, l’Inis et le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.


Films d’ouverture et de clôture
Le Festival est fier d’annoncer que le nouveau film de Barry Jenkins, Si Beale Street pouvait parler, aura sa deuxième présentation mondiale lors de l’ouverture de cette 47e édition le mercredi 3 octobre à 18h30, en version originale anglaise avec sous-titres français, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Le réalisateur, qui a remporté l’Oscar du Meilleur film en 2017 avec Moonlight, adapte ici le roman éponyme de James Baldwin. Son nouvel opus réunit notamment l’actrice Kiki Layne, dont c’est le premier grand rôle au cinéma, l’acteur canadien Stephan James (Selma, Race), Regina King (Ray, The Leftovers, The Big Bang Theory) et Teyonah Paris (Dear White People, Mad Men, Empire). Distribué au Québec par Les Films Séville, le film prendra l’affiche le 30 novembre prochain.

Inspiré du roman de James Baldwin, Si Beale Street pouvait parler raconte l’histoire de Tish, une jeune femme d’Harlem qui tente de prouver l’innocence de son fiancé dont elle est enceinte. Le film célèbre l’amour à travers le récit d’un jeune couple, de leur famille et de leur vie, alors qu’ils tentent de faire triompher la justice et le rêve américain.

Le Festival se clôturera également en grande pompe avec la première internationale de Guy le samedi 13 octobre à 19h au Cinéma Impérial, en présence de son réalisateur et comédien principal, l’humoriste français Alex Lutz (connu pour son rôle de Catherine dans la série TV Catherine et Liliane de Canal +). Dans cette satire attachante sur les années Top 50, présentée à la dernière Semaine de la Critique du Festival de Cannes, Alex Lutz démontre à nouveau son talent de transformation en interprétant dans le rôle-titre Guy Jamet, un chanteur de variétés de 74 ans ayant connu le succès entre les années 60 à 90. Distribué au Québec par MK2 Mile End, le film prendra l’affiche le 19 octobre prochain.

Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu’il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

Compétition internationale : Louve d’Or présentée par Québecor
Dans le but de faire découvrir les voix émergentes du paysage cinématographique mondial, cette section phare du festival met en lumière le regard singulier des cinéastes qui façonneront le nouveau cinéma de demain. Parmi les 16 films en lice pour la Louve d’Or, notons la présence des deux films québécois : Genèse de Philippe Lesage et Ville Neuve de Félix Dufour Laperrière, ainsi que la première internationale de Sticks and Stones de Martin Skovbjerg Jensen (Danemark, Islande), et la première nord-américaine de The Gentle Indifference of the World de Adilkhan Yerzhanov (Kazakhstan). Le reste de la compétition est composé de : All Good de Eva Trobisch (Allemagne) ; An Elephant sitting still de Hu Bo (Chine) ; Birds of Passage de Ciro Guerra et Cristina Gallego (Colombie, Mexique, Danemark, France) ; Funan de Denis Do (France, Belgique, Luxembourg) ; The Guilty de Gustav Möller (Danemark) ; The Heiresses de Marcelo Martinessi (Paraguay, Allemagne, Brésil, Uruguay) ; Holiday de Isabella Eklöf (Danemark, Pays-Bas, Suède) ; Lemonade de Ioana Uricaru (Roumanie, Canada, Allemagne, Suède) ; Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (France) ; Los Silencios deBeatriz Seigner (Brésil, France, Colombie) ; Thunder Road de Jim Cummings (États-Unis), et Woman at War de Benedikt Erlingsson (Islande, France, Ukraine).

Focus Québec / Canada
Faisant la part belle à la relève du cinéma local et national avec la présentation de 10 premières œuvres et 4 premières mondiales, Focus voyage avec les cinéastes québécois et canadiens, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve en passant par Berlin, l’Uruguay, Cuba et la Bosnie-Herzégovine. 18 films, fictions, documentaires ou expérimentations sont en lice pour le Grand Prix Focus (présenté par Post-Moderne) et le tout nouveau Prix de la diffusion (présenté par Québécor) : Crown and Anchor, Andrew Rowe (Canada) ; Cuba merci-gracias, Alex B. Martin (Québec/Canada) ; Dérive, David Uloth et Chloé Cinq-Mars (Québec/Canada) ; Edge of the Knife, Gwaai Edenshaw et Helen Haig-Brown (Canada) ; En attendant Avril, Olivier Godin (Québec/Canada) ; Falls Around Her, Darlene Naponse (Canada) ; Firecrackers, Jasmin Mozzafari (Canada) ; The Goose, Mike Maryniuk (Canada) ; Happy Face, Alexandre Franchi (Québec/Canada) ; M/M, Drew Lint (Canada) ; Mad Dog Labine, Jonathan Beaulieu-Cyr et Renaud Lessard (Québec/Canada) ; Mouthpiece, Patricia Rozema (Canada) ; Les Routes en février, Katherine Jerkovic (Québec/Canada) ; Les Salopes ou le sucre naturel de la peau, Renée Beaulieu (Québec/Canada) ; Spice It Up, Calvin Thomas, Yonah Lewis et Lev Lewis (Canada) ; Tales from the Winnipeg Film Group, Dave Barber et Kevin Nikkel (Canada) ; The Stone Speakers, Igor Drljaca (Canada), etLa Version nouvelle, Michael Yaroshevsky (Québec/Canada).

Les Incontournables
Regroupant les grands noms du cinéma, cette sélection propose les œuvres qui se sont le plus illustrées au cours de l’année, offertes en primeur au public montréalais. Les spectateurs pourront notamment découvrir la première internationale de Happy New Year, Colin Burstead. de Ben Wheatley (Royaume-Uni), et la première canadienne de Season of the Devil de Lav Diaz (Philippines). Ainsi que 13 autres films : 3 Faces de Jafar Panahi (Iran) ; Ash is purest white de Jia Zhang-Ke (Chine, France) ; Burning de Lee Chang-dong (Corée du Sud) ; Coincoin et les Z’inhumains de Bruno Dumont (France) ; Dogman de Matteo Garrone (Italie) ; Grass de Hong Sang-soo (Corée du Sud) ; Graves without a name de Rithy panh (France, Cambodge) ; The House that Jack built de Lars von Trier (Danemark, France, Suède, Allemagne) ; Le Livre d’image de Jean-Luc Godard (France, Suisse) ; Le Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan (Turquie, France, Allemagne, Bulgarie) ; Shoplifters de Hirokazu Kore-Eda (Japon) ; The Sisters brothers de Jacques Audiard (États-Unis, France, Roumanie, Espagne) et Vision de Naomi Kawase (Japon).

Temps Ø
Cette année encore, Temps Ø s’affirme comme un incontournable. Il sera possible d’y découvrir le déstabilisant premier long métrage d’Adina Pintilie, Touch Me Not, lauréat de l’Ours d’or au dernier festival de Berlin, ainsi que l’étonnante et angoissée fantasmagorie féministe Fugue d’Agnieszka Smoczynska. Ce sera aussi l’occasion de voir certains des films les plus attendus de l’année dont Mirai de Mamoru Hosoda, sublime voyage d’un enfant de quatre ans à travers le temps, Climax le nouveau film choc de Gaspard Noé, primé à la Quinzaine des Réalisateurs, ou encore la comédie géniale d’absurdité créative Au poste ! de Quentin Dupieux. Soulignons également la forte présence d’un cinéma français s’amusant à bousculer genres et normes avec Ultra Pulpe de Bertrand Mandico, traitant de féminité et de recherche d’émotions perdues, qui sera précédé de autres deux courts métrages du réalisateur : Y a-t-il une vierge encore vivante ? et Prehistoric Cabaret ; Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez, conte nocturne d’un ailleurs criminel mettant en vedette Vanessa Paradis ; I Feel Good, nouvelle comédie sociale et rentre-dedans de Gustave Kervern et Benoît Délépine ; et surtout Cassandro, the Exotico ! de Marie Losier, sur les lutteurs masqués mexicains travestis de la Lucha Libre (sport célèbre auquel le Festival rendra d’ailleurs hommage cette année). À cela s’ajoutent les nouveaux films de plusieurs cinéastes phares, tels que Killing de Shinya Tsukamoto, Balangiga: Howling Wilderness de Khavn et In Fabric de Peter Strickland. Temps Ø proposera également de découvrir de nouveaux auteurs avec Pig de Mani Haghighi, La Casa Lobo, film d’animation chillien de Joaquín Cociña et Cristóbal León, et Cutterhead de Rasmus Kloster Bro, véritable film expérience et tour de force claustrophobe. Mentionnons enfin un hommage aux films de l’avant-garde japonaise avec la diffusion de trois classiques cultes tout récemment restaurés : Abnormal Family de Masayuki Suo, Gushing Prayer de Masao Adachi et Inflatable Sex Doll of the Wastelands de Atsushi Yamatoya.

Les nouveaux alchimistes
Provenant d’artistes aux disciplines variées, les films qui composent cette sélection se démarquent par leur traitement visuel et sonore, leur montage et leur narration, qui repoussent les frontières du 7e art. Parmi la programmation, soulignons la première internationale d’un film sans image, Le brasier Shelley de Ludovic Chavarot et Céline Ters (France), qui sera présenté en présence de toute son équipe.

En plus de cette œuvre, 9 autres films, dont 4 premières nord-américaines, seront en lice pour le prix des Nouveaux alchimistes décerné par l’AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma) et présenté par Main Film,et le Prix de l’expérimentation présenté par Mubi : Black Mother de Khalik Allah (États-Unis, Jamaïque) ; Die Tomorrow de Nawapol Thamrongrattanarit (Thaïlande) ; Drvo – The Tree de André Gil Mata (Portugal) ; Fausto de Andrea Bussmann (Mexique, Canada) ; Going South de Dominic Gagnon (Canada) ; M de Anna Eriksson (Finlande) ; Mariphasa de Sandro Aguilar (Portugal) ; Phantom Islands de Rouzbeh Rashidi (Irlande) et Ray and Liz de Richard Billingham (Angleterre).

Panorama international
Cette année encore, cette section se dote d’une compétition, qui départagera ces films provenant du monde entier, du Japon au Brésil, en passant par le Liban ou encore le Kenya, qui donnent à voir des destins singuliers en révélant l’état du monde actuel. 13 longs métrages sont ainsi en lice pour le Prix pour la Paix, présenté par la Fondation de la Famille Brian Bronfman, dont une première mondiale et 2 premières canadiennes : A Land Imagined de Yeo Siew Hua (France, Pays-Bas, Singapour) ; A Punk Daydream (work in progress) de Jimmy Hendrickx (Belgique, Indonésie) ; Another Day of Life de Raúl de la Fuente et Damian Nenow (Pologne, Espagne, Allemagne, Hongrie) ; Capharnaüm de Nadine Labaki (Liban, France) ; Jumpman de Ivan I. Tverdovsky (Russie, Lituanie, Irlande, France) ; Rafiki de Wanuri Kahiu (Kenya, Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas) ; The Reports on Sarah and Saleem de Muayad Alayan (Palestine, Allemagne, Pays-Bas, Mexique) ; Sir de Rohena Gera (Inde, France) ; Socrates de Alex Moratto (Brésil) ; Styx de Wolfgang Fischer (Allemagne, Autriche) ; Tel Aviv on Fire de Sameh Zoabi (Luxembourg, France, Belgique, Israël) ; Too late to die young de Dominga Sotomayor (Chili, Brésil, Argentine, Pays-Bas) et Tourism de Daisuke Miyazaki (Japon, Singapour).

Présentations Spéciales
En proposant des projections-événements et des rencontres avec des artistes, cette section nous donne à voir des œuvres atypiques, sous différents formats, avec des courts et longs métrages, des séries, des projections festives, des restaurations et des documentaires. Les festivaliers auront ainsi l’occasion de découvrir le projet Lieux et Monuments de l’artiste pluridisciplinaire Pierre Hébert, lors d’une projection commentée pendant laquelle seront diffusés trois de ses courts-métrages, dont il discutera avec le cinéaste Karl Lemieux. Le Festival proposera également plusieurs longs métrages originaux et touchants, qui donneront matière à réflexion : Roulez Jeunesse de Julien Guetta, en présence de l’acteur Eric Judor ;This Changes Everything de Tom Donahue, documentaire sur le sexisme à Hollywood dans lequel interviennent Geena Davis, Meryl Streep, Cate Blanchett, Jessica Chastain et Reese Witherspoon, qui sera suivi d’une discussion animée par Elyzabeth Walling et des intervenants du milieu ; la première mondiale de Notre été avec André de Claude Fournier, sur le metteur en scène André Brassard, qui sera présent pour la projection, en compagnie de Michel Tremblay ; Anthropocène : L’Époque humaine de Jennifer Baichwal, Edward Burtynsky et Nicholas De Pencier, et Long Day’s Journey Into Night de Bi Gan. En plus de cette sélection, le Festival proposera deux thématiques spéciales, dont l’une portant sur la danse, avec les projections de Climax, le film choc de Gaspard Noé (présenté dans la section Temps Ø) ; Ève – Dance is an unplaceable place, performance interactive et immersive de Margherita Bergamo et Daniel González (France/Espagne – première mondiale) qui sera présentée spécialement devant public, en collaboration avec Tangente, dans le cadre de FNC Explore; Louise Lecavalier – Sur son cheval de feu, dans lequel Raymond St-Jean retrace la carrière de la célèbre chorégraphe; et le programme de courts métrages Québec, créateur de mouvements, rendant hommage aux danseurs et chorégraphes québécois et canadiens. Une autre thématique mettra le sport à l’honneur avec les présentations de The Grizzlies, une fiction sur la crosse, en présence de sa réalisatrice Miranda De pencier, (Canada) ;la première internationale de Holy Tour, Méryl Fortunat-Rossi et Valéry Rosier (Belgique), un portrait sur les supporters du Tour de France; The Russian Five, Joshua Riehl (États-Unis, Canada, Russie), portant sur l’équipe de hockey Red Wings de Détroit, qui sera présenté en première internationale en présence d’invités ; et They Call us warriors, David Alonso, Edwin Corona Ramos et Jennifer Socorro (Vénézuela, Mexique, Jordanie, États-Unis), sur une équipe de soccer féminin au Vénézuela. Soulignons également la projection du classique Raging Bull de Martin Scorcese, en présence du scénariste Paul Schrader, ainsi que le focus sur la Lucha Libre avec la projection du documentaire Cassandro, the Exotico ! de Marie Losier, en présence de Cassandro lui-même, et les nouvelles restaurations des premiers films de El Santo. En complément de ce programme, le Festival présentera de nouvelles séries télévisées, en partenariat avec le festival Séries Mania : Ad Vitam de Thomas Cailley (France), On the spectrum de Yuval Shafferman (Israël) et The City and the city de Tom Shankland (Royaume-Uni). Enfin, le public pourra assister à des projections festives lors des Soirées de la Louve, avec le lancement 2018 des courts métrages du Wapikoni Mobile, qui sera suivi d’une soirée musicale, la soirée Kino 2018, la Cérémonie de remise des prix des Courts Métrages et la soirée Qué Viva Lucha ! pour fêter la Lucha Libre et la présence exceptionnelle de Cassandro.

Courts métrages
Cette année, la compétition internationale, la compétition Focus Québec/Canada et la compétition Les nouveaux alchimistes auront lieu à la Cinémathèque québécoise du jeudi 4 octobre au lundi 8 octobre. La soirée de remise de prix se tiendra le mardi 9 octobre à 20 h à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQÀM suivi de la grande fête des courts métrages. Une deuxième projection de tous les programmes sera également diffusée du 10 au 13 octobre.
Parmi les 25 films en lice pour le prestigieux Loup argenté, soulignons Hector Malot: The Last Day of the Year de Jacqueline Lentzou (LEICA Cine Discovery Prize, Semaine de la critique 2018), Self Destructive Boys de André Santos et Marco Leão, Thrust de Ulrika Bandeira, Julia Gumpert et Olivia Kastebring, Without Love de Dina Duma et Stranger of the dunes de Tamar Baruch. Notons également la présence de deux films canadiens dans la compétition internationale soit Exit de Claire Edmondson et Turbine de Alex Boya. Rappelons que le gagnant est automatiquement qualifié pour la course aux Oscars et se méritera 5 000 $ en argent.
Dans la section Focus Québec/Canada, 26 courts métrages sont également en compétition pour le Grand prix Focus, présenté par CineGround et le Prix du public, présenté par MELS, parmi lesquels Brotherhood de Meryam Joobeur (Prix du meilleur court métrage canadien au TIFF 2018), Emptying the tank de Caroline Monnet, Lunar-Orbit Rendez-vous de Mélanie Charbonneau, Nuit pour jour de Nicolas Roy (première mondiale), Mon Boy de Sarah Pellerin, Paseo de Matthew Hannam, Amies de Marie Davignon et La cartographe de Nathan Douglas.
Enfin, dans la section Les nouveaux alchimistes, 33 films sont en lice pour recevoir le Prix Dada présenté par Main Film et le Prix de l’expérimentation Mubi, parmi lesquels IT de Anouk De Clercq et Tom Callemin, With history in a room filled with people with funny names 4 de Korakrit Arunanondchai (lauréat de la compétition Les nouveaux alchimistes 2017), The Dead Sea Scrolls de Steven Woloshen, 3 Dreams of Horses de Mike Hoolboom, Vienna de Dan Browne, I’m OK de Elizabeth Hobbs, Aliment Roots [an operatic short film] de Kenneth J. Harvey, Vesuvius At Home de Christin Turner et L’Envol de Patrick Bokanowski.

Histoire(s) du cinéma
Paul Schrader
Figure incontournable du cinéma américain, considéré comme l’un des plus grands scénaristes des dernières décennies et grand complice de Martin Scorsese (pour lequel il a entre autres scénarisé Taxi Driver et Raging Bull), Paul Schrader est surtout célèbre pour ses longs métrages audacieux et transgressifs. Le FNC soulignera sa venue en organisant une rétrospective de ses œuvres phares : Raging Bull (scénario), la version restaurée de Mishima : A Life in Four Chapters (1985), Light Sleeper (1992), The Comfort of Strangers (1990 / coprésenté avec le Cinéma Moderne), Affliction (1997), et son sublime dernier film First Reformed (2017) acclamé par la critique du monde entier. Le réalisateur culte, qui recevra la Louve d’honneur du Festival, profitera également de sa présence pour donner une classe de maître exceptionnelle et gratuite le vendredi 12 octobre à 17h, à la Cinémathèque québécoise.

Lysanne Thibodeau
Pour rendre hommage à la talentueuse Lysanne Thibodeau, disparue plus tôt cette année, le Festival lui consacrera une rétrospective digne de son savoir-faire et de sa détermination en tant que cinéaste québécoise. Artiste multidisciplinaire chevronnée, Lysanne Thibodeau avait exploré diverses formes d’arts visuels tout au long de sa carrière. Certains de ses courts et moyens métrages les plus marquants seront notamment projetés lors d’une séance hommage. Soulignons aussi la présentation spéciale, en première mondiale, de son plus récent documentaire Des armes et nous (2018) qui aborde de front l’utilisation des armes à feu dans les maisons.

Programme rétrospectif de longs métrages
Toujours dans le but de faire découvrir au public montréalais les voix essentielles du paysage cinématographique d’hier et d’aujourd’hui, le Festival rendra aussi hommage à d’autres figures marquantes québécoises et internationales. Les spectateurs pourront ainsi assister à la projection de Barbara Rubin & the exploding NY underground, présentée par son réalisateur Chuck Smith, qui dresse le portrait de cette artiste majeure de la scène underground new-yorkaise ; le film emblématique du regretté producteur montréalais Harry Gulkin, Lies My Father Told Me, sera présenté en accès libre, en collaboration avec Eléphant ; Sharkwater Extinction, le dernier film de Rob Stewart, cinéaste et militant de renommée internationale, sera diffusé en sa mémoire, ainsi que Sukita – The shoot must go on, dans lequel le réalisateur Hiro Aihara rend compte du travail du photographe Masayoshi Sukita, qui a pris des clichés de David Bowie depuis plus de 40 ans.

Programme rétrospectif de courts métrages
À travers quatre programmes différents de courts métrages, tous présentés à la Cinémathèque québécoise, le FNC mettra également en lumière certains des meilleurs talents issus du milieu. Ainsi, le public pourra découvrir : les œuvres de la cinéaste grecque Jacqueline Lentzou ; une rétrospective et une classe de maître de Phillip Barker, suivi par le lancement d’un ouvrage consacré à son travail, ainsi qu’une projection hommage du regretté réalisateur américain Robert Todd (1663-2018).

Restaurations des films de El Santo
Le Festival présentera enfin les restaurations des films culte de Joselito Rodríguez, Santo vs Evil Brain (1959) et Santo vs Infernal Men (1959), permettant au public de découvrir le légendaire personnage de El Santo, le lutteur masqué, star du ring et du cinéma mexicain.

Les P’tits Loups
Les P’tits Loups sont de retour avec des projections pour petits et grands, ainsi que la Grande Kermesse des Ptits loups qui proposera, pour sa quatrième édition, des projections et des ateliers créatifs pour s’amuser et apprendre, les 6 et 7 octobre prochain, de 10h à 16h, à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQAM, le tout en accès libre et gratuit.
Cette année encore, la programmation des courts métrages sera en partie compétitive, et le prix du meilleur court métrage sera décerné par un nouveau jury jeunesse composé de jeunes cinéphiles de 8 à 12 ans. En plus des quatre programmes de courts métrages présentés, le jeune public pourra également découvrir le long métrage Allons Enfants de Stéphane Demoustier, présenté à la dernière Berlinale, ainsi que le très attendu Mirai du cinéaste Mamoru Hosoda ou encore Paddy, la petite souris de Linda Hambäck.
Notons enfin que deux séances scolaires seront également au programme, permettant à plusieurs classes de prendre part aux projections.

Rencontres pancanadiennes du cinéma étudiant
Les Rencontres pancanadiennes du cinéma étudiant (RPCÉ) sont de retour pour une cinquième édition, du 9 au 11 octobre, avec une compétition de courts métrages étudiants ouverte à toutes les écoles et universités du Canada. Dix-huit d’entre elles présenteront le court métrage de leur choix, en présence d’un jury composé de Louis-Jean Decazes (étudiant ayant participé au Prix collégial du cinéma québécois), Paul Landriau (fondateur du blogue Point de vues et directeur de la programmation du festival Plein(s) écran(s)) et Catherine Pelletier (directrice générale de Antitube). Les étudiant(e)s et les représentant(e)s de chaque établissement auront également la possibilité d’échanger et de se rencontrer à travers de nombreux ateliers participatifs et tables rondes, auxquels participera aussi une école internationale invitée, le Fresnoy (France). Cette année, pour la première fois, le Festival proposera aussi une compétition étudiante VR dans le cadre de la section FNC Explore. En collaboration avec L’inis.

FNC Explore
Pour la troisième année consécutive, FNC Explore est de retour au Festival et sedéploiera à la Grande-Place du complexe Desjardinsdu 5 au 14 octobre, de midi à 20h. À travers différents parcours thématiques, l’événement exposera des œuvres interactives de réalité virtuelle, des installations novatrices ainsi que des films immersifs. Initiés dans le but de démocratiser l’utilisation des nouvelles technologies auprès du grand public, les parcours seront proposés gratuitement et en accès libre. Plus que jamais cette année, FNC Explore offrira aux festivaliers des œuvres de réalité virtuelle réputées et primées sur la scène internationale, et se dotera à nouveau d’une section compétitive chevronnée, séparée en deux catégories : l’une portant sur les films de réalité virtuelle et l’autre sur les installations.

FNC Forum
Suite au succès de l’an passé, le Festival invitera à nouveau les professionnels de l’industrie à se réunir lors du FNC Forum, qui se tiendra du 9 au 12 octobre prochain à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQÀM et à la Chaufferie. Ce programme professionnel axé sur la création, le financement et la distribution de films a pour but de favoriser les échanges entre les jeunes créateurs, les financiers et les diffuseurs, lors de rencontres, conférences et panels d’experts, créant ainsi des opportunités d’affaires pour développer de nouveaux projets innovants. Au programme cette année : des activités mettant en relation des compositeurs et des auteurs avec des réalisateurs/producteurs, une rencontre avec des jeunes réalisateurs autochtones du Wapikoni Mobile, une table ronde sur la coproduction, une étude de cas sur le programme Talents en vue de Téléfilm Canada, un panel sur la place des femmes dans l’industrie, une session de présentation VR permettant à des créateurs de présenter leurs projets devant un jury d’experts ainsi qu’une journée consacrée à l’actualité et aux enjeux de l’industrie VR et une conférence de XN QC expliquant les défis de la mise en marché des productions numériques.En plus de ces activités, les invités professionnels seront conviés tous les jours à des petits-déjeuners et des cocktails de réseautage.

Cartes blanches
Le Festival renouvelle pour une 8e année le projet des Cartes Blanches, offrant une visibilité aux talents d’ici à travers des courts-métrages qui sont diffusés en primeur pendant l’événement et qui voyagent ensuite dans les festivals du monde entier. Cette année, le Festival a décidé d’encourager quatre cinéastes de la relève qui font preuve d’audace dans le fond comme dans la forme et qui se sont particulièrement démarqués lors de la précédente édition : Geneviève Dulude-De Celles, Fuck you Eric; Ian Lagarde, La Somme des inconnus, Pascal Plante, Blast Beat et Heather Young, The Night is the hardest time.

By admin

Read previous post:
Un attaquant intriguant à l’entraînement de l’Impact

On pouvait constater la présence d'un joueur intrigant à l'entraînement de l'Impact de Montréal, mardi : l'ancien attaquant de l'Olympique...

Close