Une opération de recensement des exploitations avicoles informelles a été lancée pour régulariser leur situation. 

Informel, absence de traçabilité, approvisionnement douteux et sans contrôle en aliments et antibiotiques… La filière avicole pose un réel problème de santé publique, faute d’une organisation rigoureuse susceptible de remettre de l’ordre dans cette activité. La lutte contre le marché informel s’annonce comme mesure urgente.  Environ 80% des intervenants dans la filière exercent de façon informelle. Des efforts doivent donc être consentis pour régler cette problématique. 

Car, outre le fait que l’activité informelle engendre des pertes au Trésor public d’importantes ressources en fiscalité, elle entraîne de facto un manque de traçabilité du produit algérien. Toutefois, une opération de recensement des exploitations avicoles informelles a été lancée pour régulariser leur situation.

Il faut reconnaître que même s’ils ne disposent pas d’agréments, ces éleveurs sont, dans leur quasi-totalité, des professionnels et contribuent largement à la couverture des besoins du marché national en viande blanche qui dépasse les 5 millions de quintaux. Les besoins en œufs destinés à la consommation sont estimés en revanche à près de 6,5 milliards.

L’activité de ces éleveurs permet également de générer des postes d’emploi, sachant que le secteur compte quelque 500 000 travailleurs. Il y a lieu de mettre en exergue aussi le rôle incontournable de la filière avicole dans la sécurité alimentaire du pays. La volaille reste la seule source à croissance rapide pour satisfaire la demande nationale en protéine animale, étant donné que les surfaces agricoles et les ressources en eau sont limitées.

“Il faut 1,7 kg d’aliments pour faire un 1 kg de viande blanche, contre 8 kg d’aliments pour faire un 1 kg de viande rouge”, disent les experts. Pour lever toutes les difficultés auxquelles fait face la filière avicole, les professionnels regroupés au sein du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa) estiment que le cahier des charges élaboré par tous les intervenants du marché sera la solution idoine.

Ce document va certainement, indiquent-ils, mieux organiser la filière, réguler le marché en permanence et permettre aux éleveurs activant dans l’informel d’adhérer officiellement à l’activité avicole. Ce cahier des charges permettrait également une meilleure maîtrise de la santé animale et du processus de production, ainsi que la régulation des approches de l’offre et de la demande.

Il vise aussi la mise en place d’un programme national relatif à l’élevage des poussins destinés à la reproduction, afin de réaliser la stabilité de la filière et préserver les postes d’emploi et l’outil de production. Le texte en question serait de nature par-dessus tout à mettre sur le marché un produit de qualité, contrôlé et à des prix raisonnables.
 

Badreddine KHRIS

Une opération de recensement des exploitations avicoles informelles a été lancée pour régulariser leur situation. 

Informel, absence de traçabilité, approvisionnement douteux et sans contrôle en aliments et antibiotiques… La filière avicole pose un réel problème de santé publique, faute d’une organisation rigoureuse susceptible de remettre de l’ordre dans cette activité. La lutte contre le marché informel s’annonce comme mesure urgente.  Environ 80% des intervenants dans la filière exercent de façon informelle. Des efforts doivent donc être consentis pour régler cette problématique. 

Car, outre le fait que l’activité informelle engendre des pertes au Trésor public d’importantes ressources en fiscalité, elle entraîne de facto un manque de traçabilité du produit algérien. Toutefois, une opération de recensement des exploitations avicoles informelles a été lancée pour régulariser leur situation.

Il faut reconnaître que même s’ils ne disposent pas d’agréments, ces éleveurs sont, dans leur quasi-totalité, des professionnels et contribuent largement à la couverture des besoins du marché national en viande blanche qui dépasse les 5 millions de quintaux. Les besoins en œufs destinés à la consommation sont estimés en revanche à près de 6,5 milliards.

L’activité de ces éleveurs permet également de générer des postes d’emploi, sachant que le secteur compte quelque 500 000 travailleurs. Il y a lieu de mettre en exergue aussi le rôle incontournable de la filière avicole dans la sécurité alimentaire du pays. La volaille reste la seule source à croissance rapide pour satisfaire la demande nationale en protéine animale, étant donné que les surfaces agricoles et les ressources en eau sont limitées.

“Il faut 1,7 kg d’aliments pour faire un 1 kg de viande blanche, contre 8 kg d’aliments pour faire un 1 kg de viande rouge”, disent les experts. Pour lever toutes les difficultés auxquelles fait face la filière avicole, les professionnels regroupés au sein du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa) estiment que le cahier des charges élaboré par tous les intervenants du marché sera la solution idoine.

Ce document va certainement, indiquent-ils, mieux organiser la filière, réguler le marché en permanence et permettre aux éleveurs activant dans l’informel d’adhérer officiellement à l’activité avicole. Ce cahier des charges permettrait également une meilleure maîtrise de la santé animale et du processus de production, ainsi que la régulation des approches de l’offre et de la demande.

Il vise aussi la mise en place d’un programme national relatif à l’élevage des poussins destinés à la reproduction, afin de réaliser la stabilité de la filière et préserver les postes d’emploi et l’outil de production. Le texte en question serait de nature par-dessus tout à mettre sur le marché un produit de qualité, contrôlé et à des prix raisonnables.
 

Badreddine KHRIS

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