Les marchés financiers mondiaux salue jeudi la signature d’un protocole d’accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, Wall Street rebondissant après s’être inquiété la veille du ton plus ferme employé par la Réserve fédérale américaine (Fed) après sa réunion.
A New York, dans les premiers échanges vers 14H00 GMT, le Nasdaq – qui rassemble les valeurs technologiques – gagnait 0,76%, l’indice élargi S&P 500 prenait 0,72% tandis que le Dow Jones progressait de 0,53%.
Les Bourses du Vieux continent étaient plus timorées, car elles réagissent avec un jour de retard à la réunion de la Fed, qui a fait reculer Wall Street mercredi soir. Paris prenait 0,14%, Francfort était à l’équilibre (+0,02%), tout comme Milan (-0,06%). Seule Londres reculait nettement (-1,21%), en raison de son exposition à la baisse des prix du pétrole.
Le rebond de Wall Street « suggère que les marchés pourraient progressivement adhérer à la vision de Warsh », relève Kathleen Brooks, directrice de la recherche à XTB.
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La veille, la première intervention de Kevin Warsh en tant que président de la Fed avait « surpris la plupart des acteurs » à l’issue de la réunion de politique monétaire de l’institution, explique Andreas Lipkow, de CMC Markets.
Certes, la Fed a comme attendu décidé de laisser inchangés ses taux directeurs, qui sont entre 3,50% et 3,75% depuis décembre. Mais « le ton restrictif du graphique des projections de taux ainsi que le discours de Warsh axé sur la lutte contre l’inflation ont laissé l’impression que des hausses de taux sont désormais sérieusement envisagées », souligne Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.
Ces déclarations, qui vont à l’encontre que ce que demande Donald Trump depuis plusieurs mois, à savoir des baisses de taux, ont douché l’humeur des investisseurs, faisant nettement reculer les Bourses américaines.
Le taux d’emprunt américain à deux ans, le plus sensible à la conjoncture, a bondi à 4,19% mercredi. Jeudi, il reculait à 4,14%, signe d’une amélioration de l’ambiance.
Le pétrole baisse encore
Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir le protocole d’accord dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz.
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Cet « accord devrait permettre une reprise progressive des exportations pétrolières du Golfe, notamment avec le retour du pétrole brut iranien sur les marchés mondiaux et une hausse de la production des producteurs régionaux », ce qui pousse les marchés, selon Soojin Kim, analyste à MUFG.
Vers 14H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait encore 2,53% à 77,54 dollars. Pour son équivalent américain, le WTI, le prix du baril reculait de 3,42% à 74,16 dollars. Les deux références se rapprochent également de leur niveau d’avant-guerre.
La perspective d’une offre supplémentaire a ainsi « effacé l’essentiel de la prime de risque géopolitique intégrée aux prix du pétrole pendant le conflit, même si les stocks mondiaux demeurent tendus », poursuit l’analyste.
Challenge (Avec AFP)
Auteur: Challenge
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