Affaire Lionel Bilgo : Le dossier renvoyé au 19 octobre dans l’attente d’une décision de la Cour d’appelAffaire Lionel Bilgo : Le dossier renvoyé au 19 octobre dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel
Affaire Lionel Bilgo : Le dossier renvoyé au 19 octobre dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel

Le procès de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, et de Vincent de Paul Kaboré, respectivement gérant et directeur exécutif de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), n’a finalement pas été examiné au fond ce lundi 5 octobre 2026 devant le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. À la demande du ministère public, l’affaire a été renvoyée au 19 octobre prochain.

À l’ouverture de l’audience, le parquet a sollicité le renvoi du dossier pour deux principales raisons. Il a d’abord évoqué l’attente de la décision de la Cour d’appel sur le dessaisissement de la chambre ordinaire du TGI de Bobo-Dioulasso au profit du Pôle ECOFI. Le second motif concerne la constitution de l’Agent judiciaire de l’État comme partie civile dans la procédure qui n’a pas pu venir au procès ce jour.

Le dossier était initialement examiné par la chambre ordinaire du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Celle-ci s’était dessaisie au profit du Pôle ECOFI, notamment en raison du volet relatif au blanchiment de capitaux apparu dans la procédure. Les avocats de la défense ont fait appel de cette décision de dessaisissement. La Cour d’appel doit donc se prononcer sur la juridiction compétente pour connaître des faits relatifs notamment à l’exercice illégal d’activités foncières et à la promotion foncière, notamment la vente de places nues sans autorisation préalable.

En attendant cette décision, le ministère public a estimé nécessaire de reporter l’examen du dossier. La Cour d’appel doit également se prononcer sur la décision du tribunal ayant rejeté, le 21 septembre 2026, la demande de mise en liberté provisoire formulée par les avocats de la défense. Lors de cette audience, les conseils de Lionel Bilgo et de Vincent de Paul Kaboré avaient soutenu que leurs clients avaient dépassé le délai légal de jugement, qu’ils estimaient fixé à un mois, et avaient demandé leur mise en liberté.

Le tribunal avait rejeté cette demande. La défense a également entrepris des démarches pour contester cette décision devant la juridiction d’appel. Toutefois, lors de l’audience du 5 octobre, les avocats n’ont pas formulé une nouvelle demande de liberté provisoire devant le Pôle ECOFI. Le ministère public a également invoqué la constitution de l’Agent judiciaire de l’État comme partie civile dans le dossier.

Après cette constitution, les représentants de l’État n’ont pas pu prendre les dispositions nécessaires pour être présents à l’audience du 5 octobre. Le parquet a ainsi estimé que le renvoi était nécessaire afin de permettre la poursuite de la procédure dans de bonnes conditions. À cette date, l’évolution de la procédure dépendra notamment de la décision que rendra la Cour d’appel sur le dessaisissement de la chambre ordinaire au profit du Pôle ECOFI, ainsi que sur le recours concernant le rejet de la demande de liberté provisoire.

Noufou NEBIE

Auteur: BH SIDWAYA
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.