La directrice régionale de la Police nationale de Oubri, Natacha Zoungrana, a présenté, le lundi 5 octobre 2026, le bilan des quatre premiers jours de la phase répressive de l’opération « Bouclier Tête ». Du 1er au 4 octobre 2026, 928 usagers ont été contrôlés pour non-port du casque dans les provinces du Bassitenga, du Ganzourgou et du Kourwéogo.
Le casque commence à s’imposer sur les routes de la région de Oubri. Quatre jours après le début de la phase répressive de l’opération « Bouclier Tête », les premiers chiffres communiqués par la Direction régionale de la Police nationale font état de 928 usagers contrôlés pour non-port du casque. Selon la directrice régionale, Natacha Zoungrana, 767 usagers ont été verbalisés au cours de la période allant du 1er au 4 octobre. Ils ont payé une contravention de 3 000 F CFA et ont pu présenter immédiatement un casque de protection. Au total, les amendes forfaitaires s’élèvent à 2 301 000 F CFA.
Aussi, 160 engins ont été saisis et conduits en fourrière. Leurs conducteurs n’avaient pas payé la contravention ou n’étaient pas en mesure de présenter un casque. À ces saisies s’ajoute un engin mis en fourrière pour défaut de carte grise.
Toutefois, la directrice régionale de la Police nationale a souligne une évolution « encourageante » des chiffres au quotidien. « Le nombre d’usagers contrôlés pour non-port du casque est en baisse au fil des jours », a-t-elle ajouté. Cette tendance traduit, selon elle, une meilleure compréhension de la mesure par les usagers. Elle a estimé que les populations commencent progressivement à se conformer aux nouvelles exigences en matière de sécurité routière.
Mais pour les forces de sécurité, la verbalisation ne constitue pas une finalité. « Notre objectif final n’est pas la verbalisation. L’ambition est d’atteindre un taux de port du casque de 100 %. », a déclaré Natacha Zoungrana. La responsable de la Police nationale a ainsi invité les usagers des engins à deux ou trois roues à intégrer le port du casque dans leurs habitudes quotidiennes. L’appel concerne aussi bien les conducteurs que les passagers. « Cet acte simple est un bouclier qui vous protège en cas d’accident de la circulation routière », a-t-elle rappelé.
Pour la Police nationale, le respect de cette mesure constitue un enjeu majeur de prévention des traumatismes liés aux accidents de la circulation. La phase répressive de « Bouclier Tête » se poursuit donc dans les trois provinces de la région de Oubri. Les forces de sécurité entendent maintenir les contrôles afin d’amener progressivement les usagers à adopter le port systématique du casque. « La sécurité n’a pas de prix », a conclu la directrice régionale de la Police nationale de Oubri.
Djakaridia SIRIBIE
Auteur: BH SIDWAYA
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