Manifestation
Cet atelier artistique a constitué, comme chaque année, une meilleure occasion d’embellir les murs des principales ruelles intramuros, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité de la ville dans son ensemble.
Assilah a débuté la saison estivale 2026 par la réalisation d’une série de nouvelles peintures murales dans son ancienne médina. Cet atelier de fresques a constitué, comme chaque année, une meilleure occasion d’embellir les murs des principales ruelles intramuros, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité de la ville dans son ensemble. Il a pu réunir une quinzaine d’artistes venus du Maroc, de la Syrie, de l’Espagne et de la Belgique. Cet atelier s’est distingué, cette année, par la participation de ceux ayant pris part aux premières éditions du moussem, à côté d’une nouvelle génération de peintres. Parmi lesquels, il y a lieu de citer le peintre et sculpteur Abdelkrim Ouazzani, qui participe pour la troisième fois à l’atelier de peinture murale, mais sa première participation remonte à 1986. D’autant plus que la Fondation du Forum d’Assilah avait choisi de rendre hommage lors de la session d’automne de la quarante-sixième édition du Moussem culturel d’Assilah à cet artiste tétouanais afin de célébrer son long parcours artistique. A l’instar de ses deux précédentes participations à cet atelier, « je n’ai rien préparé pour ma nouvelle fresque, mais Assilah, les gens et l’endroit où je me préparais pour ma peinture, se complétaient pour m’inspirer. J’ai choisi les couleurs vives, dont le rouge pour peindre le poisson. J’ai utilisé des techniques de couleurs pour l’eau,…», a dit Abdelkrim Ouazzani, avant d’ajouter que comme ses autres peintures et sculptures, «je n’ai pas intitulé mon œuvre, mais j’ai laissé la liberté au public d’en faire sa lecture».
Comme ses précédentes éditions, cette saison estivale se distingue par la participation des figures familières et fidèles au moussem. A l’instar de l’artiste-calligraphe syrien Khaled Al-Saaïm qui prend part à cet événement depuis plus de 20 ans. Comme d’habitude, «la réalisation de ma nouvelle peinture murale m’a pris beaucoup de temps : plus d’une dizaine de jours. Au lieu du bleu que j’avais l’habitude d’utiliser pour mes précédentes fresques, j’ai choisi des couleurs spécifiques à certaines régions du Maroc, comme le rouge, l’orange et le jaune. Je me suis inspiré du patrimoine culturel et artistique marocain, comme l’art équestre, la Tbourida. J’ai bien évidemment intégré en tant que calligraphe la lettre arabe à cette peinture reflétant la force, le courage, la bravoure et l’héroïsme du cavalier marocain», a dit Khaled Al-Saaïm.
Comme les autres ateliers artistiques, celui de fresques murales a connu la participation des artistes zèlaïchis ayant fréquenté pendant leur enfance les ateliers pour enfants, organisés dans le cadre du Moussem d’Assilah. Parmi lesquels, figure Chouaa El Kharraz Dickens qui participe avec une grande peinture murale dans la célèbre rue Sidi M’Barek. «J’ai peint comme tout artiste avec beaucoup d’émotion et de sensibilité ma nouvelle fresque, dans un quartier que je connais bien, avec le fkih, les artisans, les épiciers et le kahwaji (cafetier). J’ai choisi des couleurs bien adaptées pour la description des lieux et comme moyen d’expression pour cet entourage qui m’est familier», a dit Chouaa El Kharraz.
Rappelons que cette tradition de fresques murales continue d’exister depuis 1978 avec la création du Mussem culturel. Elle a pu depuis faire de l’ancienne médina un musée à ciel ouvert au cours de l’année.
Auteur: ALM
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