La date et le  lieu 28 février 1962 à la place «Tahtaha» située au cœur de hai «Medina Jdida» demeure inoubliable pour eux, tant elle représente de douloureux souvenirs de faits barbares commis par l’organisation criminelle française (OAS) contre des Algériens désarmés. «Ce fut un acte odieux où de nombreux corps calcinés et mutilés ont été déplorés», se remémore avec chagrin un moudjahid. 

«Ce lâche attentat a été commis par l’OAS le mercredi 28 février 1962, le 23e jour du mois sacré du Ramadan, à quelques heures de l’iftar. La place Tahtaha était bondée de monde, qui faisaient des emplettes», ont évoqué des témoins oculaires, habitués à commémorer chaque année cet événement tragique à cette place lourde de souvenirs, à l’initiative de membres de la famille révolutionnaire et des autorités locales.

Des moudjahidine, enfants de chahids, représentants de la société civile, autorités locales se sont regroupés, comme à l’accoutumée devant la stèle commémorative érigée au site de l’attentat criminel, pour se recueillir à la mémoire des victimes de cet attentat qui avait ému jadis la population d’Oran et de l’Algérie entière, selon un moudjahid. 

La cérémonie de recueillement a été marquée par le dépôt d’une gerbe de fleurs, le lever des couleurs nationales et la récitation de la Fatiha. Un membre du bureau de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidine, chargé de l’histoire, le moudjahid Mohamed Djaawat, a déclaré à cette occasion «avec un tel crime odieux, l’OAS tentait d’arrêter le processus historique irréversible qu’est le recouvrement de la souveraineté nationale mais en vain».

L’Organisation de l’armée secrète a fait exploser deux voitures piégées bourrées de plus d’un quintal d’explosifs à 16 heures à la place «Tahtaha» et un autre devant le local de Boulahia, vendeur de gâteaux orientaux très fréquenté causant un véritable massacre (80 chahids et des centaines de blessés dont 105 dans un état critique), a-t-il rappelé.

La sinistre OAS présente à Oran avait signé, avec cet acte horrible à l’époque, le crime le plus odieux à l’Ouest du pays quelques semaines seulement avant le cessez-le-feu précédant la proclamation de l’indépendance nationale, a-t-il encore souligné. 

Auteur: elmoudjahid
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