Le Président Abdelaziz Bouteflika a répondu aux aspirations aux réformes exprimées par la rue en annonçant plusieurs décisions dont la plus décisive est celle d’organiser une présidentielle anticipée à laquelle il ne participera pas. L’on relèvera également la volonté de procéder à une révision radicale de la Constitution.
Le tout sera précédé par une conférence nationale qui aura notamment pour objectif de définir une nouvelle architecture politique couronnant 20 ans de réformes, même si les sphères sociales et économiques ne seront pas absentes de ce rendez-vous afin d’imprimer une cohérence à l’ensemble de l’édifice.
C’est dans ce contexte que le Président a évoqué la nécessité de jeter les fondations d’une nouvelle République et ce, en réponse à l’appel des citoyens, de la société civile et des partis qu’il dit avoir entendus.
Le Président est revenu particulièrement sur les appels de la jeunesse et promet de mettre fin à tout mobile de marginalisation sociale et de faire en sorte que le phénomène de la harga soit pris en charge par des modalités adéquates.
Dans son message de candidature, le Président a indiqué qu’il est déterminé, en cas de réélection, à assumer la responsabilité historique pour l’avènement d’un nouveau système.
D’autres chantiers sont annoncés comme celui de la révision de la loi électorale avec notamment la création d’un mécanisme indépendant d’organisation des élections qui en aura la responsabilité exclusive.
Pour ce qui est du rendez-vous du 18 avril, le Président mentionne qu’il s’est porté candidat en réponse aux sollicitations des citoyens, de la classe politique et de la société civile et il invite à faire de cette échéance l’acte de naissance d’une nouvelle République. Ce qui ne saurait être le cas sans la participation des citoyens qui pourront exprimer leur opinion le jour du scrutin à travers les urnes. «J’ai écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m’ont interpellé sur l’avenir de notre patrie», ajoute le président qui mentionne qu’ils ont exprimé une inquiétude compréhensible face aux incertitudes qui les animent». «J’ai le devoir et la volonté d’apaiser les cœurs et les esprits de mes compatriotes. Je le fais également en tant que Président de la République pleinement respectueux de la volonté populaire qui m’a accordé l’insigne privilège de me porter à la magistrature suprême. Je le fais enfin en qualité de candidat à la prochaine élection présidentielle, avec conviction», a conclu le Président dans son message.
A. M.
Auteur: elmoudjahid
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