Malgré un paysage déjà saturé d’ambitions, le PAM entend se présenter en force au scrutin de septembre. Réunis en Conseil national, les militants en ont décidé ainsi et assument de ne pas ménager leur camp sur les enjeux actuels. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM), qui a réuni ses troupes à Salé samedi dernier, pour la 32e session de son Conseil national, avait un ordre du jour particulièrement chargé : discuter du programme électoral du parti dans la perspective des élections législatives. Un début d’aggiornamento ?
«Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » Ceux qui ont enterré trop vite le PAM en raison de prétendues dissensions internes, entre autres, doivent se mordre les doigts en voyant la stature des candidats que le Parti Authenticité et Modernité vient d’aligner sur la piste de départ. Rien que des poids lourds qui ont été adoubés par un Conseil national, sorte de « parlement » du parti, réuni pour tirer le bilan des acquis et des manquements et surtout pour suivre les avancées sur d’éventuelles candidatures aux législatives, a-t-on appris samedi auprès de plusieurs sources au PAM.
« Quelles que soient les sensibilités, tout le monde est dans la même barque, et on se concentre désormais sur les législatives », explique la même source.
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Et des poids lourds, il n’en manque pas dans ce PAM version 2026, à commencer par Fouzi Lekjaa ou encore Ynja Khattat, dont l’adhésion au parti a été annoncée dès l’ouverture de cette session d’un Conseil national tant attendu (c’est le dernier Conseil national avant les élections), qui a permis de réunir tout le staff des dirigeants et autres élus du parti.
Comme on s’y attendait, c’est Fatima Ezzahra El Mansouri, en sa qualité de coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, qui a présidé l’ouverture des travaux, précisant que le programme électoral sur lequel travaille le parti se base sur les conclusions des rencontres de terrain et l’écoute des attentes des citoyens dans les différentes régions et provinces du pays. Pour la responsable, il s’agit de présenter des propositions pratiques et réalistes qui répondent aux défis actuels du développement.
Alors que la présidente du Conseil national du parti, Najwa Koukous, a, quant à elle, déclaré que les mutations politiques, économiques et sociales actuelles imposent aux différents acteurs politiques de redoubler d’efforts, de consolider la confiance dans les institutions et de promouvoir l’action politique.
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Enfin, sur le plan pratique, Samir Goudar, le président de la Commission nationale des élections, créée en septembre 2025, a assuré que la commission, depuis le lancement de ses travaux en mars 2026, a organisé pas moins de 17 réunions officielles, en plus des rencontres annexes consacrées à l’examen et à la validation des dossiers de candidature, et ce, afin d’assurer une préparation précoce aux échéances législatives de 2026. Un mécanisme de supervision agit d’ailleurs pour la présélection des candidates et des candidats selon des critères fondés sur le mérite.
Un autre poids lourd du parti, Mehdi Bensaid, a confié qu’à partir du 20 août, une rencontre sera organisée à l’échelle nationale pour présenter le projet électoral remanié, avec toutes les propositions les plus pertinentes émanant des militants qui constituent la base du parti et qui sont sur le terrain. Ce qui permettra, sans nul doute, la mise en place d’un comité politique stratégique de campagne, qui suivra les avancées de la préparation des législatives et mettra en œuvre la stratégie de la formation politique sur le terrain.
Une certitude, enfin : les envies de gagner ne manquent pas, loin de là, au sein de la vieille maison du « PAM » nouveau.
Auteur: Abdelaziz Bouabid
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