Les projecteurs du continent et du monde entier seront rivés sur les pelouses du Maroc qui va enchaîner une troisième organisation consécutive en 2026. (D.R.)
Ambitions : Deux fois finalistes malheureuses en 2022 et 2024, les Lionnes de l’Atlas lancent «leur» TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine, le 26 juillet face au Kenya. Devant leur public, les joueuses de Jorge Vilda n’ont qu’une obsession : transformer l’argent en or et s’asseoir sur le trône continental.
Pays hôte de cette TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026, qui se déroule du 26 juillet au 16 août, le Maroc a validé son billet d’office. Portées par des investissements massifs ces dernières années, les Marocaines confirment leur nouveau statut de place forte émergente du football féminin africain.
Depuis l’édition 2022 organisée à domicile, la sélection a franchi un cap énorme sur les scènes continentale et internationale. Au programme : deux finales de CAN consécutives et un huitième de finale historique lors de leur première Coupe du monde en 2023. Un exploit sans précédent pour le football marocain.
Nommé à la tête des Lionnes de l’Atlas en octobre 2023, le technicien espagnol a débarqué avec un CV XXL et une immense expérience internationale. Réputé pour sa rigueur tactique, Vilda prône un jeu basé sur une possession structurée, un pressing haut et des transitions ultra-rapides.
Le Madrilène a su façonner l’identité de jeu marocaine en trouvant le parfait équilibre entre cadres d’expérience et jeunes pépites. En insistant sur l’aspect mental et la culture de la gagne, il maintient le Maroc au premier plan africain.
Ayant une connaissance parfaite de l’effectif national, le sélectionneur a convoqué une liste de joueuses mêlant expérience et performance.
«La sélection de la liste des joueuses pour la phase finale de la CAN féminine est le fruit d’un suivi minutieux qui s’est étalé sur toute la saison, de leurs performances au sein de leurs clubs respectifs, de leurs participations aux stages de l’équipe nationale, ainsi que leur rendement lors des entraînements et des matchs internationaux» s’est justifié M. Vilda.
Et d’expliquer que le critère fondamental dans le choix de cette liste réside dans l’intégration des joueuses les plus aptes à aider l’équipe nationale à remporter les matchs, relevant que depuis sa prise de fonction à la tête de l’équipe nationale, le staff technique s’est attelé à bâtir un noyau solide pour l’équipe, tout en accordant, en même temps, leur chance à un grand nombre de joueuses au cours des deux dernières années et demie.
Il a relevé que la présence d’une ossature de base reste essentielle pour instaurer de la cohésion au sein de l’équipe, d’autant plus que la sélection nationale ne se rassemble que lors des fenêtres internationales de la FIFA, précisant que les joueuses ont besoin de cumuler un temps de jeu important ensemble avant d’intégrer de nouveaux éléments qui méritent d’avoir leur chance au sein du collectif.
De l’ensemble des joueuses, Ghizlane Chebbak sort toujours du lot. À 35 ans, la sociétaire d’Al-Hilal SFC reste le cœur battant du Maroc et l’une des figures de proue de l’histoire du football africain. La capitaine des Lionnes de l’Atlas brille par sa vision du jeu hors norme et sa science du tempo. Malgré son positionnement au milieu, elle conserve un impact clinique face au but.
Véritable patronne du vestiaire, Chebbak est la boussole de cette équipe et une source d’inspiration pour la nouvelle génération. Son leadership sera la clé de voûte des ambitions marocaines.
Après deux échecs consécutifs sur la dernière marche, les Lionnes de l’Atlas abordent cette CAN féminine 2026 à domicile avec un objectif unique et assumé : décrocher la première couronne continentale de leur histoire.
A noter que le Maroc évoluera dans le groupe A aux côtés du Sénégal, de l’Algérie et du Kenya.
Auteur: ALM
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