Dakhla-Oued Eddahab: l’essor entrepreneurial confirme l’élan économique de la régionDakhla-Oued Eddahab: l’essor entrepreneurial confirme l’élan économique de la région

Selon les derniers chiffres de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), 616 nouvelles entreprises ont vu le jour à Dakhla-Oued Eddahab entre janvier et fin mai 2026. Portée par le commerce, les transports et le BTP, cette dynamique entrepreneuriale illustre l’essor continu d’une région dont l’économie se diversifie au rythme des grands chantiers d’infrastructure engagés dans les provinces du Sud. 

À fin mai 2026, la région de Dakhla-Oued Eddahab a enregistré la création de 616 nouvelles entreprises, selon le dernier tableau de bord général publié par l’OMPIC, publié en juillet dernier. Ces créations se répartissent entre 404 personnes morales et 212 personnes physiques, soit une prédominance nette des sociétés sur les entrepreneurs individuels, signe d’une structuration croissante du tissu économique local. Cette progression s’inscrit dans un contexte où la région s’affirme aujourd’hui comme un territoire en pleine expansion. Il faut dire que les investissements publics et privés engagés ces dernières années dans les infrastructures portuaires, routières et énergétiques semblent avoir créé un terreau favorable à l’initiative entrepreneuriale.

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A y regarder de plus près, la ventilation sectorielle des créations d’entreprises témoigne d’une base économique encore largement tournée vers le commerce, qui concentre 45,30 % des nouvelles structures. Les transports arrivent en deuxième position avec 12,41 %, suivis de près par le bâtiment et les travaux publics ainsi que les activités immobilières (11,08 %), reflet des chantiers d’aménagement urbain et d’infrastructures en cours dans la région. Les services divers représentent 10,48 % des créations, devant les industries (9,04 %), les hôtels et restaurants (6,75 %), l’agriculture et la pêche (3,25 %) et, en dernière position, les activités financières (0,72 %). Cette répartition, si elle confirme le poids persistant du commerce, laisse également apparaître une diversification progressive vers le BTP, l’industrie et le tourisme, secteurs généralement associés aux dynamiques de développement régional les plus structurantes.

A noter que sur le plan juridique, les entrepreneurs de la région optent très majoritairement pour la société à responsabilité limitée à associé unique (SARL-AU), qui représente 65,1 % des créations, devant la SARL classique (33,9 %). Les sociétés anonymes et les autres formes juridiques ne totalisent, à elles deux, que 0,9 % des créations recensées.

Faut-il souligner qu’au niveau national, le nombre d’entreprises créées au terme des cinq premiers mois de 2026 a atteint 42 905, selon l’OMPIC. Les personnes morales y représentent 75 % du total des créations, contre 25 % pour les personnes physiques, une proportion sensiblement différente de celle observée à Dakhla-Oued Eddahab, où les personnes physiques pèsent un peu plus lourd dans la balance (34,4 % des créations régionales). Cet écart pourrait s’expliquer par la structure encore émergente du tissu économique régional, où l’entrepreneuriat individuel garde une place plus importante que dans les pôles économiques historiques du pays.

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Une région en plein développement

Au-delà des chiffres bruts, cette progression des créations d’entreprises s’inscrit dans une trajectoire plus large de développement économique et infrastructurel des provinces du Sud. Il faut dire que la région a bénéficié ces dernières années d’investissements structurants, portés notamment par le Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud, ainsi que par les grands projets d’infrastructure en cours ou à venir, à l’image du futur port Dakhla Atlantique, appelé à repositionner la région comme hub logistique et industriel sur la façade atlantique africaine.

Ces chantiers, conjugués aux investissements dans les énergies renouvelables et le dessalement d’eau de mer destinés notamment à l’agriculture, contribueraient à créer les conditions d’un climat des affaires plus attractif, ce qui expliquerait, au moins en partie, la vigueur des créations d’entreprises observée par l’OMPIC.

Si le commerce demeure, pour l’heure, le principal moteur de la création d’entreprises dans la région, la structuration progressive de secteurs comme l’industrie, le BTP et l’hôtellerie-restauration pourrait annoncer une diversification plus marquée de l’économie régionale dans les années à venir, à mesure que les grands projets d’infrastructure entreront en service.

Auteur: Challenge
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