Dinar et déficit courant : les deux fronts de la stabilité tunisienneDinar et déficit courant : les deux fronts de la stabilité tunisienne
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Depuis une décennie, l’évolution du dinar tunisien face à l’euro alimente régulièrement les inquiétudes et nourrit le sentiment d’un affaiblissement continu du pouvoir d’achat. En 2015, un euro s’échangeait autour de 2,18 dinars. Aujourd’hui, il avoisine 3,41 dinars.

Derrière cette variation apparente se trame toutefois une réalité plus nuancée que celle d’un simple décrochage monétaire. Loin d’être le seul reflet d’une fragilité interne, cette trajectoire s’inscrit dans un contexte international marqué par des chocs économiques d’une ampleur exceptionnelle : pandémie mondiale, flambée historique des prix énergétiques, tensions géopolitiques persistantes, durcissement monétaire généralisé et appréciation structurelle des grandes devises de réserve.

Dans cet environnement particulièrement contraignant, la Tunisie a dû gérer une position complexe : absorber les secousses extérieures sans compromettre totalement la stabilité de sa monnaie. Et sur ce terrain, l’action des autorités monétaires nationales apparaît comme un facteur central de résilience macroéconomique.

Une décennie de turbulences

La dépréciation du dinar observée sur longue période ne saurait être interprétée isolément sans rappeler qu’elle a été contenue dans des proportions relativement maîtrisées au regard des déséquilibres traversés par de nombreuses économies émergentes. Plusieurs monnaies comparables ont connu, durant la même période, des corrections bien plus brutales, parfois sous forme de dévaluations soudaines ou de crises de change.

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Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
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