Dumping : Enquête sur les importations des étoffes en provenance de Chine et d’EgypteDumping : Enquête sur les importations des étoffes en provenance de Chine et d’Egypte

Une demande avait été déposée par deux entreprises marocaines qui suspectent un préjudice à l’industrie locale.

Industrie : Les autorités annoncent l’ouverture d’une enquête antidumping sur les importations d’étoffes à longs poils pour couvertures venant de Chine et d’Égypte. Les détails.

Le Maroc annonce l’ouverture d’une enquête antidumping sur les importations d’étoffes à longs poils pour couvertures venant de Chine et d’Égypte. Des entreprises marocaines suspectent que les importations entrainent un préjudice à l’industrie locale. Dans les détails, la demande a été déposée par deux sociétés marocaines qui représentent 60% de la production nationale. Le produit concerne des étoffes synthétiques en polyester, en rouleaux larges, avec des poils sur une ou deux faces utilisées, notamment dans la fabrication de couverture.

Les sociétés requérantes considèrent que les importations des étoffes à longs poils provenant de la Chine et de l’Égypte représentent une menace de dommage important pour l’industrie nationale. Elles soutiennent que depuis 2022, ces importations ont suivi une tendance croissante, avec des prix inférieurs sur le marché, ce qui provoque une sous-cotation des prix locaux. Cette situation expose la branche de production nationale à un risque de préjudice économique, pouvant affecter ses indicateurs financiers. L’analyse montre que la concurrence, notamment par le dumping, pourrait conduire à une baisse des ventes, à une dégradation des marges et, à terme, à des pertes pour l’industrie locale. Les autorités compétentes ont accédé à cette demande avec l’ouverture d’une procédure d’enquête qui commence officiellement le 22 mai 2026, par le ministère de tutelle qui a conclu que la requête déposée par les sociétés nationales est fondée, objective et suffisamment documentée pour justifier une enquête.

Concernant la collecte d’informations, le ministère recueillera des données auprès des producteurs/exportateurs en Chine et en Égypte, des importateurs marocains, des producteurs nationaux, et autres parties concernées. Les parties intéressées doivent se déclarer et fournir des renseignements en répondant à des questionnaires spécifiques, en respectant des délais précis (habituellement 30 jours après l’ouverture, soit jusqu’au 29 juin 2026). Les producteurs, exportateurs et importateurs peuvent demander des exemplaires des questionnaires, y répondre dans un délai de 37 jours maximum, et sont éventuellement sélectionnés dans un échantillon pour certains groupes afin d’accélérer la procédure.

Les renseignements confidentiels sont protégés et doivent être accompagnés de résumés non confidentiels. Si une partie ne coopère pas ou entrave le processus, le ministère peut établir ses conclusions sur la base des meilleures données disponibles. Les parties intéressées peuvent demander des auditions pour présenter leurs arguments, en formulant des demandes écrites motivées. Les auditions seront organisées si jugées nécessaires par le ministère. L’enquête doit normalement être terminée dans un délai de 12 mois, pouvant exceptionnellement s’étendre à 18 mois si des circonstances particulières justifient cette prolongation.

À la fin, le Ministère détermine si un dumping existe, si cette pratique menace l’industrie locale et propose ou non des mesures provisoires ou définitives. Après évaluation des résultats, le ministère va informer les parties des conclusions. Si une violation est confirmée, il peut appliquer des droits antidumping, sous réserve des observations des parties pendant une période de recours. Il faut préciser que tous les échanges, réponses et observations doivent être envoyés aux coordonnées précisées dans l’avis, sous formats confidentiels et non confidentiels, respectant les délais pour garantir leur prise en compte dans la procédure. Ce cadre réglementaire vise à assurer une enquête transparente et équitable, permettant d’établir si le dumping et la menace de préjudice justifient la mise en place de mesures commerciales correctives.

Auteur: ALM
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