Les températures sont montées d’un cran au premier jour du mois sacré du ramadhan, la mercuriale aussi. Un constat relevé avec amertume et déception par les consommateurs, notamment ceux à faible revenu. Si certains produits sont restés relativement dans les «normes», d’autres par contre, ont connu des augmentations en dépit des assurances des responsables du secteur qui évoquaient à la veille du ramadhan des prix de référence et des mesures restrictives pour dissuader les commerçants récalcitrants quant aux velléités de spéculation sur les prix. 

On aura relevé, hier au niveau de certaines localités, à l’ouest de la capitale, à l’exemple d’Ouled-Fayet, et Chéraga, des hausses ayant touché les fruits et légumes, en particulier ceux de large consommation et dont la demande s’avère très fortement exprimée par les ménagères en cette période de l’année. On peut citer l’exemple de l’oignon qui est passé à 85 DA/kg, de la laitue cédée à 150 DA, les poivrons doux, concombre, tomate, ail, qui sont affichés à 150 DA ou encore du citron dont le prix a carrément doublé pour atteindre 250 DA. Navet, carotte, betterave, fenouil sont cédés à 100 DA, alors que le poivron piquant, a atteint le seuil des 200 DA. Les légumes de saison comme l’artichaut est proposé à 120 DA et les petits-pois à 200 DA. Côté fruits, le prix de l’orange qui reste très prisé durant ce mois-ci, se situe dans une fourchette entre 100 et 250 DA, selon la qualité, du cantaloup est à 200 DA/kg, tandis que la datte est proposée entre 350 DA jusqu’à 900 DA suivant la variété et la qualité. La banane est plutôt restée dans ses niveaux, soit entre 250 et 280 DA/kg et la fraise entre 250 et 300 DA. 

Les viandes rouges n’ont pas échappé à la règle puisque le kilogramme est cédé à 1.500 DA. Une situation qui relève d’une négligence des dispositions réglementaires d’autant plus que certains commerçants ne daignent même pas publier les prix, une infraction courante pourtant punie par la loi. Il va sans dire que le rôle des agents de contrôle reste primordial dans l’action du ministère du Commerce appelée à être en harmonie avec les objectifs en matière de régulation des activités commerciales et de réhabilitation de l’acte de commercer dans tout son sens. Une fonction centrale de par son impact sur la normalisation des transactions commerciales et qui exige, par conséquent, une prise en charge réelles des préoccupations exprimés par les agents chargés du contrôle et du suivi des marchés ainsi que des contraintes rencontrées lors de l’exercice de leurs missions sur le terrain. Il est question également d’œuvrer dans le sens d’une pleine applicabilité des textes adoptés car la problématique majeure réside, en définitive, dans la mise en œuvre des lois. 

La régulation et l’organisation des activités commerciales, l’encadrement et le suivi des pratiques commerciales et de la concurrence, la protection du consommateur, le contrôle de la qualité, et le renforcement des capacités de contrôle constituent dans ce contexte les axes à consolider dans le cadre de la démarche du secteur du commerce visant à normaliser l’activité commerciale à œuvrer à la loyauté dans les pratiques commerciales et à lutter contre toutes formes de fraude et d’infractions qui portent atteinte aux droits du consommateur. Aussi, l’intérêt accordé par les responsables en charge du secteur au renforcement des moyens et instruments de contrôle, en particulier, s’inscrit dans cet objectif qui consiste à réorganiser progressivement les circuits du commerce, à moderniser l’organisation et la gestion des marchés de gros, et en définitive, à réguler le marché national qui reste livré au diktat des intermédiaires au détriment du consommateur qui continue d’en être l’otage.

 D. Akila

Auteur: elmoudjahid
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