Réseau : L’enquête sur la mort d’un policier, tué le 7 septembre 2026 à Imzouren, qui relève de la province d’Al Hoceïma, a pris, la semaine dernière, une tournure inattendue.
En effet, la Brigade nationale de la police judiciaire de la gendarmerie royale a conduit une dizaine de gendarmes à sa caserne de Rabat, pour les soumettre aux interrogatoires sur de possibles contacts avec le principal suspect.
Tout a commencé avec des expertises techniques ordonnées par le parquet général sur les téléphones et le matériel saisis lors de l’arrestation du suspect, surnommé Al Ghalbazouri.
L’exploitation des données numériques a révélé des échanges téléphoniques entre le trafiquant de drogue et plusieurs éléments de la gendarmerie royale. Une enquête directe a alors été confiée à la brigade nationale. Une première liste de quelque 11 gendarmes de différents grades, en poste actuellement ou auparavant à Imzouren, Al Hoceïma et à la brigade judiciaire du commandement régional, a été convoquée. Parmi eux figurent quatre gendarmes d’Al Hoceïma et d’Imzouren, ainsi que l’ancien commandant de la brigade d’Imzouren, muté à El Jadida. D’autres, affectés ailleurs lors du dernier mouvement de mutations, ont également été convoqués.
Les faits remontent au 7 septembre. Lors d’une tentative d’arrestation, le suspect qui a quitté la prison un an plus tôt, recherché au niveau national pour trafic de drogues dures, constitution d’une bande de malfaiteurs, organisation d’émigration clandestine et tentative de meurtre, a fait feu avec un fusil de chasse. Un policier est mort, deux gendarmes et un civil ont été blessés. Touché à la jambe par un tir de riposte, le suspect a été arrêté avec deux complices ; un fusil et un drone ont été saisis. Les investigations se poursuivent pour démanteler le réseau et déterminer d’éventuelles ramifications.
Auteur: ALM
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