Au 1er trimestre 2026, 15,0% de la population gabonaise utilise l’IA générative, contre 8,7% pour le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad et le Congo, selon un classement compilé par l’Agence Ecofin sur la base de données Microsoft.

Le Gabon se hisse au 4e rang africain, loin devant ses voisins de la CEMAC classés entre la 32e et la 35e place. La Guinée équatoriale n’est pas classée.

Le fossé est net au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale. D’après les données Microsoft relayées par l’Agence Ecofin, le Gabon s’impose comme le champion sous-régional de l’adoption de l’IA générative au 1er trimestre 2026.

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Avec 15,0% de sa population utilisatrice, le pays occupe le 1er rang CEMAC et le 4e rang à l’échelle africaine. Une performance qui le place dans le top 5 continental, signe d’une diffusion rapide des outils d’IA générative auprès du grand public et des entreprises.

Derrière, le peloton est groupé à un niveau deux fois moins élevé. Le Cameroun est 2e en CEMAC avec 8,7% de la population, mais seulement 32e en Afrique. Il est suivi de près par la Centrafrique (3e CEMAC, 33e Afrique, 8,7%), le Tchad (4e CEMAC, 34e Afrique, 8,7%) et le Congo (5e CEMAC, 35e Afrique, 8,7%).

Cette homogénéité à 8,7% pour quatre pays sur cinq classés interroge : elle suggère un palier d’adoption commun en CEMAC, hors Gabon, lié au taux de pénétration d’internet, au coût des données et à la disponibilité des terminaux, plus qu’à une dynamique nationale différenciée.

L’absence de la Guinée équatoriale, non classée dans ce relevé Microsoft, empêche une lecture complète de la zone à six pays.

Pour la CEMAC, l’enjeu est économique : l’IA générative est un levier de productivité pour les services, l’éducation, l’administration et les PME. Le décrochage du Gabon montre qu’une adoption plus large est possible et pourrait, si elle se diffuse, devenir un facteur de compétitivité régionale.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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