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La chakchouka est un plat que l’on ne mesure pas.
On l’improvise. On l’assemble. On la prépare sans calculer, avec ce qu’il y a sous la main. Elle appartient à cette cuisine immédiate, presque invisible, celle qui ne passe ni par une liste de courses ni par une réflexion sur le budget.
Pendant longtemps, elle a échappé à toute forme de prix.
Et puis, progressivement, quelque chose a changé.
Un chiffre modeste, mais qui n’est plus neutre
Aujourd’hui, une chakchouka pour quatre personnes coûte ces quelques dinars.
Rien de spectaculaire.Rien de comparable aux plats à base de viande.
Mais ce chiffre, précisément, mérite d’être regardé.
Parce qu’il marque un basculement discret : celui d’un plat qui cesse d’être “évident” pour devenir mesurable.
Ici, rien ne domine. Tout s’additionne
La chakchouka ne fonctionne pas comme les autres plats.
Il n’y a pas de viande pour absorber l’addition.Pas d’ingrédient central qui impose sa loi.
Les œufs comptent.La tomate aussi.L’huile, les légumes, les épices — chacun ajoute sa part.
Aucun ne pèse vraiment.Mais tous comptent.
Et c’est dans cette addition silencieuse que le prix se construit.
Une inflation sans bruit
Ce que révèle la chakchouka, ce n’est pas une hausse brutale.
C’est une progression lente, presque imperceptible.
Quelques millimes de plus sur la tomate.Un peu plus sur l’huile.Des variations sur les œufs.
Rien qui choque isolément.Mais une accumulation qui finit par exister.
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Auteur: balkis T
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