Journée internationale des veuves : le gouvernement plaide pour la justice et l’autonomisation économiqueJournée internationale des veuves : le gouvernement plaide pour la justice et l’autonomisation économique

À l’occasion de la 16e édition de la Journée internationale des veuves, célébrée sous le thème « Justice, dignité et autonomisation économique pour les veuves », le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a réaffirmé son engagement en faveur de la protection des droits de cette catégorie sociale particulièrement vulnérable. Une déclaration ministérielle suivie d’une séance d’échanges s’est tenue à la Délégation régionale du Minproff pour le Centre.

Face aux nombreuses discriminations dont sont encore victimes les veuves, le gouvernement entend renforcer les mécanismes de protection et d’accompagnement. Dans sa déclaration, la ministre a souligné que cette célébration constitue « une opportunité de renforcer les actions de plaidoyer, de promouvoir l’éducation juridique et d’encourager les initiatives d’autonomisation économique visant à améliorer les conditions de vie des veuves au Cameroun ».

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L’accent a été mis sur la lutte contre les abus subis par les veuves et leurs enfants, considérés comme des atteintes graves aux droits humains et un frein au développement. Selon la ministre, les veuves demeurent confrontées à l’exclusion juridique, économique et sociale, au déni des droits successoraux, à la spoliation des biens, aux pratiques traditionnelles néfastes ainsi qu’à un accès limité à la justice.

« Souvent, quand le mari décède, avant même que le corps ne soit conduit à la morgue, la belle-famille est déjà au domicile pour récupérer les documents et les biens avant de fermer la maison. La veuve doit partir ailleurs avec ses enfants. Du jour au lendemain, elle voit son existence basculer », a-t-elle déclaré.

La ministre a également dénoncé les préjugés persistants qui assimilent certaines veuves à des femmes maudites ou responsables du décès de leur conjoint. Une stigmatisation qui les condamne souvent à l’isolement et à la précarité. Elle a enfin relevé que l’organisation patriarcale de la société contribue à maintenir ces femmes dans une situation de vulnérabilité, faisant d’elles « une réalité invisible » malgré l’ampleur des souffrances qu’elles endurent.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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