Depuis déjà plus de deux décennies, du moins à partir de l’Alternance, juste avant la Transition, le Maroc s’est résolument engagé dans la voie des réformes, pour combler les retards accumulés des décennies durant afin de se positionner parmi les nations émergentes. Notre pays est en pleine mutation, foncièrement conforté par l’adjonction d’un texte institutionnel et un contexte conjoncturel, au diapason des changements en exercice. Les avancées notoires dans ce sens ne se font pas, néanmoins, d’une manière linéaire, mais accusent, chemin faisant, des hauts et des bas, comme toute autre nation en évolution.
Mais, il faut bien dire que notre pays, réalise des performances notoires sur tous les plans, sans relâche. Un processus qui s’avère fort prometteur. Le Maroc a tourné une des plus sombres pages de son histoire en procédant, à la lecture de son passé avec audace, sérénité et stabilité. Chose que d’autres n’ont pu faire, telle l’Espagne dont l’ère franquiste lugubre et le passage colonial macabre sont enterrés à jamais, avec nonobstant, des séquelles funestes.
Dans le même registre, un pays comme la France, exemple traditionnel de démocratie depuis des siècles, n’a pu, en outre, permettre aux femmes de voter qu’aux années 40 du siècle écoulé. Il n’est donc pas question de faire des jeux comparatifs, mais de se rendre compte, effectivement, combien on est en train de fonder une nation marocaine calquée sur ses spécificités typiques de ses traditions ancestrales, mais bien en phase de ses profondes mutations intrinsèques.
Mais tout cela n’est guère suffisant, car il est impératif de garder les cadences, améliorer davantage les productions et procéder à des répartitions de richesses dans l’équité et la loyauté.
Pour ce qui est des grands chantiers, jamais le pays n’a réussi autant de prouesses dans les domaines autoroutiers, alors qu’on se souvient de l’autoroute de Rabat–Casablanca qui a mis plus de 10 ans pour sa réalisation, outre le réseau routier, ferroviaire et aéroportuaire…, sans parler de la révolution qui s’opère dans le nord avec notamment le projet Tanger-Med au nord du pays. Ce déploiement colossal ne saurait continuer à ignorer les aspects sociaux qui, très longtemps, ont été mis sous l’éteignoir.
Mais un grand effort est à fournir afin de mettre fin au phénomène de la déperdition tous azimuts qui ronge encore notre décollage multiforme.
Certes, ce n’est là que le début d’un long parcours qui nécessite beaucoup de temps pour consolider et multiplier les réalisations. L’objectif est de rivaliser avec les concurrents dans tous les domaines et répondre aux besoins et aux aspirations des populations.
Auteur: M’hammed rahal
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