Auteur : Sofia Djebbari lundi 06 juillet 2026 16:28
La séparation avec Vladimir Petković a un prix, et il est particulièrement élevé. Selon les clauses du contrat prolongé de manière jugée précipitée jusqu’en 2028, le technicien suisse ne quittera pas le navire sans compensation. Avec un salaire mensuel revalorisé à 160 000 euros, l’indemnité de départ (fixée à trois mois de salaire) avoisine les 480 000 euros. Une somme qui, additionnée aux émoluments de son staff technique (Morangi, Rongoni, Nani), également prolongé avec des salaires révisés à la hausse, alourdit considérablement le passif de la fédération.
Le bilan financier d’un parcours mitigé
Au total, depuis mars 2024, le passage de Petković aura coûté près de 5 millions d’euros à la FAF (salaires cumulés, primes de qualification et indemnités de départ). Un investissement massif pour un retour sur investissement sportif jugé largement insuffisant par la majorité des observateurs, compte tenu du parcours à la CAN et de l’élimination précoce au Mondial.
Une pression financière accrue La FAF se retrouve aujourd’hui face à un paradoxe : pour reconstruire une identité et préparer la CAN 2027, elle doit investir sur un nouveau staff, tout en soldant les comptes d’une stratégie passée extrêmement coûteuse. Au-delà du terrain, le prochain défi de l’instance sera de rétablir une rigueur budgétaire sans laquelle aucune vision à long terme ne sera pérenne.
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