La municipalité de La Marsa a émis, ce mardi, une décision d’évacuation immédiate du bâtiment « Kobbet El Hawa », situé à Marsa Plage, après confirmation de sa dangerosité pour la sécurité publique.
Cette décision, prise par la chargée de la gestion des affaires courantes de la municipalité de La Marsa, s’appuie sur un ensemble de textes juridiques et réglementaires pertinents, ainsi que sur un rapport technique établi le 22 avril 2026 par un expert judiciaire, ingénieur civil. Ce rapport a confirmé l’état de délabrement avancé du bâtiment et le risque d’effondrement, selon un communiqué publié par la municipalité sur sa page Facebook.
La décision se fonde également sur une ordonnance sur requête rendue par le tribunal de première instance le 17 avril 2026, appelant à prendre des mesures urgentes afin de prévenir le danger et de protéger les vies humaines et les biens.
Le texte prévoit l’évacuation totale et immédiate du bâtiment. La municipalité de La Marsa a également chargé les services concernés, en coordination avec la zone de sûreté nationale, de veiller à l’exécution de cette décision.
Le bâtiment « Kobbet El Hawa », l’un des symboles de la ville de La Marsa, compte parmi les monuments historiques les plus emblématiques de la banlieue nord de la capitale, en raison de sa valeur architecturale et de son lien étroit avec l’histoire de la ville comme destination estivale durant la période des beys husseinites.
Les habitants de la région considèrent « Kobbet El Hawa » comme une partie intégrante de la mémoire collective de la ville. Pendant de longues années, ce bâtiment est resté un repère visuel et un symbole de la singularité de la région.
Cependant, son état actuel de bâtiment menaçant ruine remet au premier plan la question de la protection de ce patrimoine architectural et la nécessité d’intervenir pour le restaurer ou le valoriser, dans le cadre de la préservation de l’identité historique de la ville.
Édifié au début du XXe siècle, ce bâtiment avait été conçu comme un espace privé de détente et de repos. Il était principalement utilisé comme résidence estivale du bey et de son entourage, et était également associé à des activités de loisirs et à des usages réservés à l’élite, reflétant le mode de vie aristocratique de l’époque.
Son emplacement unique, construit au bord de la mer, voire avancé dans l’eau, lui a conféré une singularité architecturale et esthétique.
Après l’indépendance, la propriété du bâtiment est revenue à l’État, avant d’être exploitée, à des périodes ultérieures, dans le cadre d’activités de loisirs et touristiques, puis de passer par la suite dans le domaine privé.
Toutefois, l’absence d’entretien et de suivi, conjuguée aux effets des facteurs naturels, notamment l’humidité et la salinité marine, a contribué à la dégradation progressive de son état.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: hamza ben khelifa
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
