Les cours du pétrole hésitent mardi après avoir pourtant débuté la séance en hausse, le marché réagissant à des informations de presse selon lesquelles les Etats-Unis et l’Iran seraient proches d’un arrangement sur le détroit d’Ormuz.
Le ministre de la Défense du Pakistan, Khawaja Asif, a déclaré que Washington et Téhéran sont « proches d’une sorte d’arrangement » concernant ce passage stratégique pour le commerce d’hydrocarbures, rapporte Bloomberg.
Cela a inversé la tendance sur le marché et vers 14H05 GMT (16H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 0,26% à 87,49 dollars, après avoir dépassé la barre des 90 dollars plus tôt dans la séance. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, cédait 0,15% à 82,01 dollars.
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Mais l’or noir reste néanmoins bien plus haut qu’en fin de semaine dernière. Le marché considère encore que les conditions posées par Téhéran pour déverrouiller le détroit semblent difficilement acceptables par les Etats-Unis.
L’Iran « demande des compensations pour les dommages qu’ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire », a écrit Donald Trump lundi, « bien que cela n’ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions. »
« Mais c’est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l’Iran, pour tous les gens qu’ils ont tués et blessés » dans des attaques et « conflits », dont « les familles de ceux tués sur l’USS Cole », un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le président américain.
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Ce message renforce l’idée, sur le marché, qu’il y a peu de chances d’une réouverture imminente du détroit d’Ormuz », affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management. « Le schéma se répète sans cesse : un enthousiasme initial lorsque les négociations semblent prometteuses, puis cet optimisme s’évapore tout aussi rapidement », quand aucun progrès n’est constaté, affirment les analystes d’ING.
Si les investisseurs réagissent autant aux déclarations politiques, c’est qu’ils s’attendent « à un bond de l’offre de brut si le détroit d’Ormuz rouvrait », susceptible de faire plonger rapidement les cours, explique John Evans, analyste chez PVM.
Challenge (Avec AFP)
Auteur: Challenge
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