Maroc-USA: la Floride, nouvelle porte d’entrée pour les investissements américainsMaroc-USA: la Floride, nouvelle porte d’entrée pour les investissements américains

Le Maroc cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs américains en s’appuyant sur la Floride, considérée comme un point d’ancrage stratégique entre les deux rives de l’Atlantique. Cette offensive vise à dépasser la simple relation commerciale pour attirer davantage de projets industriels et technologiques à forte valeur ajoutée.

Le rapprochement avec la Floride prend une dimension nouvelle. En février 2026, le Sénat de l’État américain a adopté une résolution consacrée aux relations avec le Maroc, notamment dans les domaines du commerce, des industries maritimes, du tourisme, de l’énergie verte et de l’éducation. Les liens entre Miami-Dade et la région Casablanca-Settat, ainsi que les relations institutionnelles entre le port de Casablanca et PortMiami, renforcent cette dynamique.

Pour Rabat, l’objectif est surtout de convaincre les entreprises américaines de faire du Maroc une base industrielle destinée à plusieurs marchés. Le Royaume dispose à cet effet d’un avantage particulier : son accord de libre-échange avec les États-Unis, entré en vigueur en 2006 et toujours unique en Afrique. Ses infrastructures logistiques, notamment Tanger Med, et son implantation industrielle offrent également un environnement favorable à des stratégies d’exportation vers l’Europe, l’Afrique et d’autres marchés.

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Le Maroc compte déjà près de 150 entreprises américaines implantées sur son territoire. Il cherche désormais à élargir cette présence vers l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la pharmacie, les biotechnologies, l’électronique et les services numériques.

L’enjeu est toutefois de franchir un cap qualitatif. Rabat veut attirer des investissements intégrant davantage de fournisseurs locaux, d’ingénierie, de formation, de transfert technologique et de recherche-développement. Le pari américain ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de nouvelles implantations, mais à leur capacité à créer davantage de valeur au Maroc et à renforcer son positionnement dans les chaînes industrielles mondiales.

Auteur: Ismail Saraoui
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