L’égoïsme ?! MmmL’égoïsme ?! Mmm

Mieux communiquer, mieux vivre…

Réciprocité
La différence fondamentale réside dans l’équilibre. Faire de soi une priorité signifie reconnaître que nos besoins comptent. Être égoïste consiste à croire qu’ils sont les seuls à compter.

Qu’est-ce que donc cet égoïsme et qui sont donc ces égoïstes ?!
En faites-vous partie, vous qui me lisez ?
Essayez-vous de le devenir ? Car, paraît-il ce serait bien pour notre développement personnel ?
Mmmm ?!
Égoïsme, égoïste, ça sonne pas trop positif et on nous demande de l’être ?!
Bon. allons droit au but !
Pendant longtemps, l’égoïsme a été considéré comme l’un des défauts les plus mal vus dans nos sociétés. Aujourd’hui, à l’inverse, les discours sur le bien-être, les limites personnelles et l’affirmation de soi nous encouragent à penser davantage à nous-mêmes. Entre le «pense aux autres» d’hier et le «pense à toi» d’aujourd’hui, une question mérite d’être posée : où se situe la frontière entre prendre soin de soi et devenir égoïste ?
L’égoïsme se caractérise par une tendance à privilégier systématiquement ses propres intérêts, besoins ou désirs, sans tenir compte, ou très peu, de l’impact de ses comportements sur les autres. L’égoïste ne manque pas forcément d’intelligence ou de compétences ; ce qui lui fait souvent défaut, c’est la capacité à se décentrer et à considérer les besoins de son entourage avec la même importance que les siens.
Bon. On y voit déjà un peu plus clair !
Certaines et certains ont certainement dû se reconnaître…
Allons tout d’abord comprendre ce qu’est cet égoïsme ?!
Dans la vie quotidienne, l’égoïsme ne prend pas toujours des formes spectaculaires. Il se glisse souvent dans de petits comportements répétés : monopoliser la parole sans écouter, ne penser qu’à son confort, ne jamais rendre les services reçus, attendre du soutien sans être présent pour les autres, s’attribuer les réussites collectives ou encore prendre des décisions qui impactent un groupe sans consulter les personnes concernées.
Au travail, les comportements égoïstes peuvent fragiliser la confiance et la coopération. Le collaborateur qui refuse de partager l’information, qui cherche uniquement à se mettre en valeur ou qui se désengage dès qu’un effort collectif est nécessaire finit par détériorer l’esprit d’équipe. À long terme, ces attitudes génèrent frustration, démotivation et conflits.
Dans le couple, l’égoïsme se manifeste souvent lorsque les besoins de l’autre deviennent secondaires. Une relation équilibrée repose sur la réciprocité. Lorsque l’un des partenaires exige compréhension, écoute et soutien sans offrir la même chose en retour, un déséquilibre s’installe progressivement. L’amour ne peut durablement s’épanouir dans une relation à sens unique.
Les relations familiales et amicales ne sont pas épargnées. Nous avons tous rencontré des personnes qui n’appellent que lorsqu’elles ont besoin de quelque chose, qui attendent beaucoup mais donnent peu, ou qui ramènent systématiquement chaque situation à elles-mêmes. Ces comportements créent souvent de la distance émotionnelle et finissent par épuiser les liens les plus solides.
Mais alors, faire de soi une priorité est-il forcément de l’égoïsme ?! Mmmm !!!
La réponse est non. Et oui ! Non, vous avez bien lu !
Prendre soin de soi, respecter ses limites, préserver sa santé physique et mentale ou apprendre à dire non lorsque cela est nécessaire n’a rien d’égoïste. Au contraire, il s’agit d’une responsabilité personnelle. Une personne constamment épuisée, frustrée ou en surcharge émotionnelle aura d’ailleurs plus de difficultés à être disponible pour les autres.
La différence fondamentale réside dans l’équilibre. Faire de soi une priorité signifie reconnaître que nos besoins comptent. Être égoïste consiste à croire qu’ils sont les seuls à compter.
Prendre soin de soi sans être égoïste suppose donc plusieurs attitudes : apprendre à poser des limites avec respect, développer l’empathie, tenir compte des conséquences de ses décisions sur les autres, pratiquer la réciprocité dans les relations et accepter que le vivre-ensemble nécessite parfois des compromis. Et, oui !
Dans un monde où l’on parle beaucoup de performance individuelle, de réussite personnelle et de développement de soi, il est utile de se rappeler qu’aucune relation durable ne peut survivre sans une dose de générosité, d’attention et de considération mutuelle. Et, oui, à nouveau !
Prendre soin de soi est une nécessité. Oublier les autres est un risque. Toute la sagesse consiste à trouver cet équilibre subtil qui permet de se respecter sans cesser de respecter ceux qui nous entourent.
Et vous, lorsque vous prenez une décision importante, pensez-vous uniquement à ce qui est bon pour vous ou prenez-vous également en compte son impact sur les autres ?!
Vous êtes adepte, du «  après moi le déluge  » ou du sage qui plante des arbres à l’ombre desquels il ne s’assiéra jamais ?!
Ou entre les deux !
Un empathique, des fois égoïste pour se protéger et avancer….
Ou, une âme qui aime se rendre disponible à condition qu’on respecte sa disponibilité envers elle-même.
Ou, une simple personne qui apprend à dire «non» aux autres pousse à dire «oui» à soi.
Si vous êtes votre priorité, mes autres ne sont pas nécessairement des options.
Si vous dites «non» aux autres c’est pour vous dire «oui» à vous.
Et dans le mieux communiquer et mieux vivre… Il y a mieux communiquer avec vous-même d’abord pour mieux vivre avec votre vous-même d’abord…

Auteur: Sophia El Khensae Bentamy
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