L’empreinte carbone méconnue de nos paiementsL’empreinte carbone méconnue de nos paiements

Derrière chaque « bip » de paiement, aussi pratique soit-il, se cache une quantité invisible d’émissions de carbone qui impactent silencieusement la planète.

Vous êtes-vous déjà demandé combien de ressources naturelles un café du matin, un nouveau t-shirt ou un agréable dîner en famille vous « coûtent » réellement ?

Le rapport de la Banque centrale européenne (BCE), intitulé « L’empreinte carbone des paiements en espèces et sans espèces », a révélé que chaque transaction par carte de crédit/débit génère une petite quantité d’émissions de carbone, mais que l’effet cumulatif est significatif.

Ces émissions proviennent de l’électricité consommée par les terminaux de point de vente dans les magasins, de l’infrastructure massive des centres de données fonctionnant 24h/24 et 7j/7 pour vérifier les transactions, ainsi que de la production et du transport des cartes en plastique (PVC).

Ce carbone est qualifié d’« invisible » car les utilisateurs ne voient ni la cheminée ni les déchets plastiques au moment du paiement. Pourtant, l’intégralité du traitement se déroule dans des centres de données qui peuvent être situés à l’étranger, alimentés par une électricité parfois encore produite à partir de charbon ou de gaz naturel.

Un simple « bip » n’émet que quelques grammes de carbone, mais avec les milliards de transactions effectuées chaque jour dans le monde, cela représente des millions de tonnes de carbone par an.

Par ailleurs, l’intégration de fonctionnalités de traçabilité du carbone dans l’écosystème bancaire numérique témoigne d’un engagement en faveur de l’innovation continue visant à ajouter de la valeur au-delà des transactions financières conventionnelles alors que la lutte contre le changement climatique exige un effort collectif de l’ensemble de la société, dans lequel les institutions financières jouent un rôle crucial dans cette transition.

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Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
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