Les États-Unis intensifient leurs efforts pour accéder aux minéraux critiques en Afrique, riches en cobalt, cuivre et lithium.
Ils visent, ainsi la réduction de leur dépendance envers la Chine qui domine le raffinage et l’extraction de ces ressources essentielles à la transition énergétique. Un sommet récent à Washington a permis la signature d’accords avec plusieurs pays africains, marquant une étape dans cette stratégie géopolitique.
Sommet ministériel à Washington
Le 4 février 2026, la Critical Minerals Ministryial s’est tenue à Washington, réunissant plus de 50 pays dont sept nations africaines, sous la présidence du secrétaire d’État Marco Rubio.
Ce rassemblement visait à sécuriser les chaînes d’approvisionnement mondiales en minéraux stratégiques comme le lithium, le cobalt et les terres rares. Les délégations ont discuté de financements publics, de contrats d’achat anticipé et de stockages stratégiques pour contrer l’influence chinoise.
Accords signés avec des pays clés
La Guinée, riche en bauxite et fer, a paraphé un protocole d’accord le 5 février avec les États-Unis, devenant le troisième pays africain après la RDC et le Rwanda à s’engager ainsi depuis décembre 2025.
Le Maroc a également conclu un tel protocole lors du sommet, tandis que la Zambie et d’autres nations comme la RDC, détentrice de 70% des réserves mondiales de cobalt, sont ciblées par des contrats d’offtake. Ces engagements incluent des investissements de la DFC américaine pour développer l’extraction et le transport.
Stratégies face à Pékin
Washington mise sur des entreprises comme KoBold Metals, qui détient des concessions en RDC, pour concurrencer les géants chinois tels que CMOC et Zijin Mining contrôlant les grandes mines congolaises. Bien que la Chine raffine 90% des terres rares et une grande partie du graphite et du lithium, les États-Unis coordonnent la diplomatie et les financements pour diversifier les sources. Des soupçons de la société civile en RDC pointent cependant un risque de prioriser la géopolitique sur les droits humains et l’environnement.
Les États-Unis consolident ainsi leur présence en Afrique via ces partenariats, dans une course tendue pour les minéraux vitaux, où Pékin garde un avantage sur le traitement industriel. L’Afrique, productrice majeure, observe ces mouvements qui redessinent les flux d’investissements mondiaux.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
