Le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a reçu, hier à Alger, le représentant spécial du secrétaire général de Nations unies, chef de la mission d’appui en Libye (Manul), Ghassan Salamé, qui effectue une visite en Algérie, ont indiqué les services du Premier ministère, dans un communiqué.
«L’entretien, qui s’inscrit dans le cadre des rencontres périodiques de concertation entre les responsables algériens et onusiens, a permis aux deux parties de procéder à un échange de vues et d’informations sur la situation actuelle de la crise libyenne», a-t-on ajouté de même source. A cet égard, lit-on dans le texte, «le Premier ministre a tenu à assurer l’émissaire onusien du soutien constant et indéfectible de l’Algérie aux efforts en cours, dans la perspective d’un règlement politique (de la crise en Libye) dans les meilleurs délais». L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum.
Le ministre a réaffirmé, vendredi dernier, l’attachement de l’Algérie et sa conviction que «la solution à la crise ne peut venir que des Libyens eux-mêmes, tout en respectant les résolutions du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU)», et ce au terme de son entretien avec M. Salamé. «Il n’existe aucune solution militaire en Libye. Nous appelons toujours au cessez-le-feu et nous sommes favorables à une solution inter-libyenne. Nous appelons, également, au respect des résolutions du Conseil de sécurité, notamment en ce qui concerne la prohibition des armes. Nous réitérons notre soutien à la MANUL et au docteur Ghassan Salamé», a déclaré M. Boukadoum dans une déclaration à la presse à l’issue de la rencontre.
M. Salamé, a appelé, toutes les parties libyennes et internationales à soutenir le processus de la solution politique pacifique à la crise libyenne, estimant que soulever la solution militaire est «une utopie coûteuse». M. Salamé a indiqué : «Je pense, comme l’a dit le MAE, que la solution militaire en Libye est ‘‘une utopie coûteuse’’ et que le plus court sera le mieux. C’est pourquoi, nous appelons, ici depuis l’Algérie, toutes les parties en Libye, ainsi que les parties internationales qui soutiennent ces parties, à davantage de réalisme et de considération, à savoir qu’il n’existe aucune solution sauf la solution politique à la crise libyenne». Tout en remerciant le ministre pour «avoir exprimé cette vérité essentielle», M. Salamé a relevé «les mêmes points d’entente entre l’ONU et l’Algérie, ajoutant à cet égard, que cette dernière «a des préoccupations (concernant la crise libyenne) qui sont légitimes, étant un pays limitrophe de la Libye». «L’Algérie ne s’est pas ingérée dans les affaires internes de la Libye», a assuré le responsable onusien, ajoutant que ses efforts n’ont pour but que «d’appuyer le rapprochement et l’entente entre les différentes parties libyennes», affirmant que cela est à même de «rapprocher la position de l’Algérie et de celle de l’ONU». Au sujet de ces discussions avec M. Boukadoum, M. Salamé a estimé nécessaire de «tenir le ministre des AE informé de la réalité des détails concernant la situation actuelle en Libye».
Les discussions entre M. Boukadoum et M. Salamé se sont déroulées au lendemain du renouvèlement du mandat de la MANUL par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a renouvelé, également, sa confiance au président de la MANUL, Ghassan Salamé.
Auteur: elmoudjahid
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