Chaque jour, nous inclinons notre dos 1500 à 2000 fois. Lorsque l’on sait que 35% des postures sont nocives, on n’a pas de mal à imaginer que le mal de dos nous guette au tournant, ou plutôt au mouvement !

Ce n’est donc pas pour rien que le mal de dos est aujourd’hui considéré comme le mal du siècle qui empoisonne la vie, non seulement des personnes âgées, mais aussi des plus jeunes si l’on sait qu’un enfant sur deux a mal au dos et parfois dès l’âge de 8 ans.
En effet, les douleurs du rachis vertébral, communément appelées mal de dos, sont des symptômes tellement répandus que c’est devenu un véritable problème de santé publique. C’est surtout notre mode de vie sédentaire qui est pointé du doigt. Il est d’ailleurs reconnu qu’aujourd’hui, plus personne ne se tient droit, à part peut-être les danseurs classiques !
Alors, que faire ? En réalité, une bonne moitié des problèmes de dos sont dus à des contractures musculaires que l’on peut éviter par des exercices et des précautions à la portée de tous. Mais essayons d’abord de comprendre l’origine de ce mal.
D’ou vient le mal 
de dos ?
Vous vous penchez pour dompter des lacets de chaussures capricieux et soudain, une décharge éléctrique vous parcourt la jambe : votre dos vient tout simplement de vous faire payer la facture de nombreuses années de négligences et d’efforts.
Le dos est en réalité une machinerie complexe dont le «moteur» central est notre colonne vertébrale qui soutient l’ensemble de notre corps et lui confère une mobilité étonnante.
Celle-ci se compose de 29 pièces osseuses superposées: 7 vertèbres cervicales, 12 dorsales, 5 lombaires et 5 sacrées qui forment le «sacrum». Le disque qui sépare la cinquième vertèbre lombaire du plateau de la première sacrée est le plus fragile.
Il arrive donc que cette machine bien huilée se retrouve bloquée suite à un effort brutal, un traumatisme ou un faux mouvement. On ressent alors une douleur au niveau du bas du dos avec parfois la perception d’un craquement. Ce sont les symptômes de la lombalgie, plus communément appellée «mal de rein».
Lombalgie ou 
lumbago ?
Selon l’intensité et la durée de la douleur, on distingue deux sortes de lombalgie : la lombalgie chronique et la lombalgie aiguë.
La lombalgie chronique se caractérise par une douleur modérée, mécanique qui survient au moment ou après l’effort, avec quelquefois une raideur matinale brève.
La lombalgie aiguë, elle, n’est autre que le fameux lumbago dont l’apparition nous bloque littéralement et nous oblige à garder le lit sans que, pour une fois, on l’ait souhaité ! Il est dû le plus souvent à un effort de soulèvement et survient de façon brutale, accompagné d’une douleur particulièrement aiguë d’où le nom de lombalgie aiguë.
Prévention : prenez de bonnes habitudes
• Dormez à plat sur un lit ferme. 
• Choisissez de bonnes chaussures, notamment si vous marchez beaucoup. Évitez tant que possible les talons trops hauts ou trop plats. 
• Regardez la télévision de face. 
• Ne soulevez pas et ne portez pas d’objets lourds. 
• Ne tirez pas un objet lourd pour le déplacer : sachez qu’on tire avec son dos et qu’on pousse avec son corps. • Portez les paquets avec les deux mains.

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