Auteur : Sofia Djebbari vendredi 03 juillet 2026 17:05
La zone mixte de Vancouver a offert un contraste saisissant. Si Riyad Mahrez a acté la fin d’une ère, Aïssa Mandi, lui, a choisi le chemin de la responsabilité. Interrogé sur le scénario cruel face à la Suisse (0-2), le joueur le plus capé de l’histoire de la sélection n’a pas cherché d’échappatoire : « Nous avons commis des erreurs défensives et nous, joueurs, en assumons l’entière responsabilité ».
Un constat lucide sur les lacunes
Loin de la polémique tactique, Mandi pointe un manque de réalisme criant : « L’inefficacité, dans le secteur offensif comme défensif, est la raison directe de notre sortie ». À 34 ans, celui qui a traversé une décennie de joies et de peines avec les Fennecs — de 2014 à ce Mondial 2026 — reconnaît la déception d’un groupe qui croyait fermement en ses chances de franchir ce palier.
L’avenir en suspens
Contrairement à son capitaine, Mandi reste dans le flou concernant sa carrière internationale. Interrogé sur une éventuelle retraite, il a préféré éluder, privilégiant le collectif à son sort personnel : « Mon cas personnel ne passe pas avant la déception d’un groupe ou d’un peuple. C’est dur de répondre à chaud ». Une posture de sage qui témoigne de son attachement viscéral au maillot national, alors même que le futur de l’équipe nationale, après les annonces de Mahrez et la pression sur Petković, semble plus incertain que jamais.
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