Mondial 2026 : Farès Chaïbi, l'architecte tactique de Petković<div>Mondial 2026 : Farès Chaïbi, l'architecte tactique de Petković</div>

Auteur : Sofia Djebbari lundi 29 juin 2026 15:19

On connaissait ses qualités de percussion, on découvre désormais son rôle d’équilibriste. À 23 ans, Farès Chaïbi s’impose comme le baromètre du système de Vladimir Petković lors de cette Coupe du Monde 2026. En trois rencontres, il a endossé trois responsabilités tactiques différentes, prouvant que son influence dépasse largement le cadre d’un poste fixe.

Un profil au service du collectif

Face à l’Argentine, Chaïbi a dû gérer le couloir gauche avec une rigueur défensive exemplaire, se muant en premier rideau face à l’armada offensive adverse. Contre la Jordanie, il s’est effacé au profit du collectif en occupant un rôle de relayeur axial, favorisant le positionnement préférentiel d’Amine Gouiri tout en restant généreux dans le repli.

C’est toutefois face à l’Autriche que sa science du placement a pris tout son sens. Aligné en milieu central aux côtés de Nabil Bentaleb, il a libéré son partenaire des contraintes du pressing, offrant une relance propre et une assise défensive qui faisait cruellement défaut à l’Algérie lors des deux premières journées. Dans ce rôle de sentinelle créative, Chaïbi a agi comme le chaînon manquant de l’entrejeu.

Le nouveau « facteur X »

des Verts Par sa capacité à se mettre au service du système plutôt que de ses statistiques personnelles, Chaïbi rappelle l’influence structurelle qu’avait Sofiane Feghouli en 2019. Il n’a pas besoin de porter le brassard ou de marquer pour transformer le visage de l’équipe ; c’est par son intelligence de lecture et sa polyvalence qu’il bonifie le onze de Petković. Cette faculté à se réinventer en plein tournoi est un atout tactique majeur à l’aube des phases à élimination directe.

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