Auteur : Sofia Djebbari vendredi 03 juillet 2026 09:14
Ce n’est pas le scénario que la diaspora algérienne espérait. Ce vendredi, au BC Place, les hommes de Vladimir Petković se sont inclinés logiquement face à la « Nati », concluant ainsi une aventure mondiale en demi-teinte.
Un début de match cauchemardesque
Dès la 10e minute, les intentions suisses ont été claires. Sur une percée côté gauche, Embolo a trouvé l’ouverture, crucifiant une défense algérienne une fois de plus prise à défaut. Ce but précoce a forcé les Verts à courir après le score, exposant une équipe qui cherchait désespérément ses repères tactiques. Avec un milieu renforcé mais un Ibrahim Maza peu inspiré en faux numéro 9, l’Algérie a manqué de tranchant dans la zone de vérité.
La sanction immédiate au retour des vestiaires
Alors que l’espoir d’une égalisation persistait, le coup de massue est tombé dès la 46e minute. Une erreur de relance défensive, péché mignon des Fennecs durant tout ce tournoi, a permis à Ndoye de doubler la mise sur une offrande de Denis Zakaria. À 0-2, la montagne est devenue trop haute à gravir pour une équipe dont les automatismes ont semblé inexistants.
Un bilan lucide : l’heure de la reconstruction
Quitter la compétition avec neuf buts encaissés en quatre matchs est un constat sans appel. Si l’on retient la qualification pour les 16es de finale, le niveau affiché face à la Suisse illustre un déficit de maturité tactique. Vladimir Petković, en se cherchant constamment dans ses schémas, n’a jamais su insuffler la rigueur nécessaire pour stabiliser son bloc défensif. La Suisse, elle, a montré ce qu’est le football de haut niveau : réalisme et efficacité. Pour l’Algérie, l’apprentissage est douloureux, mais il est nécessaire pour construire le futur.
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