Rentrée politique en Espagne. Comme on pouvait l’imaginer, le président du gouvernement Pedro Sánchez était très attendu sur la crise migratoire à Sebta et Mellilia. Celui-ci va non seulement défendre la relation avec le Maroc, mais il va infliger un véritable camouflet aux médias et aux extrêmes (droite et gauche) dans son pays, qui mènent une odieuse campagne de haine contre le Royaume depuis des semaines.
«Il n’y a aucune information venant des forces et corps de sécurité de l’État, ni du Centre national de renseignement [CNI], ni d’aucun centre de renseignement avec lesquels le gouvernement espagnol collabore habituellement, qui permette de jeter un doute sur une participation, d’une manière ou d’une autre, des autorités marocaines», a asséné, de prime abord, le chef du PSOE sur les ondes de Cadena SER.
Tout en qualifiant les accusations portées contre le Maroc de «graves, dangereuses et gratuites», il a corroboré d’une certain manière la version des autorités marocaines qui ont mis en cause une décision de la Justice espagnole instrumentalisée par les réseaux de trafic des êtres humains pour encourager l’assaut.
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« Ce que nous savons à ce jour, c’est qu’un arrêt de la Cour suprême du 8 juillet dernier a été déformé, qu’il a été propagé sur les réseaux sociaux à travers des rumeurs, de la désinformation, mais aussi par des organisations criminelles qui trafiquent des êtres humains », a-t-il fait valoir.
Et de poursuivre: «Nous devons être conscients que cette crise ne pourra se résoudre que par la coopération et non par un manque de confiance envers le Maroc, ce qui ne ferait qu’aggraver davantage une situation déjà complexe à Sebta». Pour illustrer l’efficacité de la coopération bilatérale, il a expliqué que le nombre d’entrées irrégulières par la route de la Méditerranée occidentale, celle de l’Espagne, est deux fois moins que celles enregistrées au niveau de la Méditerranée centrale, comme celle de l’Italie.
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Enfin, Pedro Sánchez a souligné que la relation avec le Maroc ne se résume pas seulement à un seul aspect. «Bien que la migration soit importante, il y a aussi l’économie, la culture, le social, ainsi que la sécurité dans la lutte contre le terrorisme. Et je dois vous dire que sur le plan migratoire, la coopération avec le Maroc est franchement positive», a-t-il précisé.
Auteur: Jamal Chibli
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