Ce projet, qui s’étend sur environ 200 km, vise à actualiser la planification aquacole en s’appuyant sur des données techniques, environnementales et socio-économiques récentes.
Opportunités : L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) lance une étude pour actualiser le Plan régional d’aménagement et de gestion aquacole (PAA) et le Projet des structures aquacoles (PSA) de la région Souss-Massa. Il s’agit de redéfinir les zones favorables à l’aquaculture en mer et à terre, d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et d’adapter la planification aux évolutions environnementales, socio-économiques et réglementaires, notamment à la loi 84-21 relative à l’aquaculture marine. Ce projet prévoit également une analyse de la compatibilité entre les projets aquacoles et les autres usages du littoral, afin de favoriser un développement durable et une meilleure gestion des espaces côtiers.
L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) franchit une nouvelle étape dans la planification du secteur aquacole dans la région de Souss Massa. L’établissement public vient de lancer une étude destinée à élaborer un nouveau Plan régional d’aménagement et de gestion aquacole (PAA), ainsi que le Projet des structures aquacoles (PSA) de la région. Ce projet s’étend sur environ 200 km. Cette étude vise notamment à actualiser la planification aquacole en s’appuyant sur des données techniques, environnementales et socio-économiques récentes, tout en intégrant les attentes des différentes parties prenantes. Elle permettra également de préparer l’évaluation environnementale stratégique (EES) du futur PAA ainsi que l’étude d’impact sur l’environnement (EIE) du nouveau PSA. L’un des principaux objectifs est d’identifier et de cartographier les zones les plus propices au développement de l’aquaculture, aussi bien en mer qu’à terre. Les espaces terrestres concernés comprennent les sites destinés à accueillir les bases logistiques de soutien aux fermes aquacoles offshore, mais également les terrains pouvant recevoir des exploitations d’aquaculture marine. L’étude devra, en outre, faire émerger de nouvelles opportunités d’investissement dans la région. Dans cette perspective, l’ANDA prévoit un travail approfondi de cartographie et d’analyse des différentes activités présentes ou projetées sur le littoral.
Il s’agira notamment d’évaluer leur compatibilité avec le développement aquacole. Les zones de pêche, les espaces touristiques, les zones industrielles et urbaines, les sites d’exploitation du sable et du gravier, les couloirs de navigation maritime, les espaces de loisirs, de baignade et de sports nautiques, ainsi que les zones militaires et les activités aquacoles existantes ou programmées, feront l’objet d’une analyse afin d’identifier les éventuelles contraintes d’aménagement. Selon l’Agence, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la stratégie qu’elle déploie depuis sa création pour promouvoir un développement durable de l’aquaculture au Maroc. «La planification du littoral à des fins aquacoles figure parmi les principaux chantiers lancés par l’ANDA. Ce processus constitue un outil stratégique permettant de cadrer, organiser et orienter l’investissement dans le secteur, tout en tenant compte des enjeux environnementaux et socio-économiques», souligne l’Agence. L’établissement rappelle que cette stratégie s’est traduite par l’élaboration de Plans régionaux d’aménagement et de gestion aquacoles, accompagnés de Projets de structures aquacoles, dans huit régions littorales du Royaume. Ces documents ont permis d’identifier le potentiel des côtes marocaines pour le développement de la pisciculture, de la conchyliculture et de l’algoculture. Les espaces ainsi identifiés ont ensuite fait l’objet d’appels à manifestation d’intérêt lancés par l’ANDA, débouchant sur la sélection et le démarrage de plusieurs projets aquacoles. Après plusieurs années de mise en œuvre du plan aquacole de Souss Massa, l’Agence estime toutefois qu’une actualisation s’impose.
L’occupation des espaces par les projets aquacoles a évolué, tandis que de nouveaux enjeux d’aménagement du territoire et de développement économique sont apparus. Cette révision permettra également d’aligner le plan sur les dispositions de la loi 84-21 encadrant l’aquaculture au Maroc et d’adapter ses orientations aux évolutions des données socio-économiques, environnementales et techniques ayant servi à son élaboration.
Considérée parmi les concrétisations phares de la stratégie Halieutis dans son axe durabilité, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) a été créée en février 2011, par le dahir N°1-10-2011. Pour rappel, l’ANDA est un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Sa création relève ainsi d’un choix stratégique pour révéler l’aquaculture marine en tant que secteur à fort potentiel, amené à constituer un véritable levier de croissance et de création d’emplois pour le secteur halieutique.
Auteur: Ouchagour Leila
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