Un engin explosif a détonné dans un café de la capitale de la Syrie, Damas, ce jeudi 2 juillet. L’attentat a causé au moins 5 décès et 16 blessés, d’après le ministère de la Santé. L’établissement frappé est niché aux abords du palais de justice, dans le centre de la ville.
La déflagration « a été provoquée par un engin explosif qui avait été placé sur les lieux« , a confirmé la télévision officielle. Aucun autre élément n’a été livré à l’heure où on écrit ces lignes. Par ailleurs l’attaque présumée n’a pas été revendiquée jusqu’ici. La police syrienne a établi un périmètre de sécurité autour du lieu de l’explosion.
Depuis que le pouvoir est tombé entre les mains des insurgés islamistes en décembre 2024, après le départ précipité de Bachar al-Assad vers des cieux plus cléments (la Russie), Damas a connu une série de graves incidents. L’attentat le plus sanglant s’est produit en juin 2025 et ciblait une église d’un quartier de la capitale, bilan 25 morts…
L’attaque suicide avait été revendiquée par un groupe fondamentaliste sunnite, proche des nouveaux maîtres du pays, mais ces derniers avaient vite pointé l’organisation État islamique (Daech).
Le 19 mai dernier un soldat avait été fauché par l’explosion d’une voiture piégée aux abords de la Vieille ville. On peut aussi évoquer les descentes des extrémistes religieux dans les boites de nuit et leurs lots de morts en mai 2025. Bref, les choses ne sont pas simples pour le président de la Transition et ancien chef djihadiste, Ahmad al-Charaa. Ses anciens compagnons sont un fardeau qu’il devra porter.
Pas plus tard que le 17 juin dernier son parrain Donald Trump, qui crie sur tous les toits qu’il a installé al-Charaa, soutenait qu’il est l’homme du renouveau de la Syrie et qu’il songeait même à lui confier la liquidation du Hezbollah. Cet attentat confirme que le président syrien n’a pas le temps d’aller guerroyer au Liban, il a suffisamment de boulot chez lui.
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Auteur: Souleymane Loum
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