Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Omari, a recommandé hier d’étendre les surfaces de culture de la tomate à de nouvelles régions du pays, a indiqué un communiqué du ministère. Présidant une réunion de concertation avec le Conseil national interprofessionnel de la filière tomate (CNIFT), consacrée aux perspectives de développement de la production nationale en tomate industrielle et en tomate de consommation, M. Omari a appelé les professionnels de cette activité d’élargir la culture de la tomate vers d’autres régions du pays, outre les zones traditionnelles (est du pays), afin de diversifier la production et de faire face aux maladies.
Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part les cadres centraux du ministère et les membres du CNIFT, le ministre a indiqué que l’extension des superficies dédiées à cette culture dans les wilayas du centre et de l’ouest devrait être accompagnée de nouveaux investissements dans la transformation, en vue de substituer à l’importation du triple concentré de tomate. Il a appelé, dans ce sens, à valoriser l’expérience des professionnels et le savoir-faire technique et scientifique, ainsi que les ressources naturelles pour développer l’amont de la filière et sortir de la dépendance vis-à-vis de la semence à travers l’investissement et le partenariat.
De plus, le ministre a appelé les membres du conseil à encourager la création de coopératives afin de fédérer les acteurs de la filière (producteurs de plants et d’intrants, agriculteurs et transformateurs), d’asseoir la visibilité et de permettre aux producteurs notamment d’accéder aux moyens et services de production. Par ailleurs, M. Omari a rappelé l’importance de cette filière pour l’économie nationale, en général, et pour la production agricole, en particulier, «eu égard au volume de production qui ne cesse d’augmenter, mais aussi au nombre important d’emplois qu’elle a créé», ajoute le communiqué. Le même responsable a également souligné que la filière de la tomate, dans ses deux segments de production et de transformation, est parvenue à satisfaire le marché national et possède des capacités à l’export.
Le ministre a aussi invité dimanche les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière lait à l’élaboration d’une feuille de route pour le développement de cette filière stratégique, indique un communiqué du ministère. Lors d’une réunion tenue au siège de son ministère, M. Omari a exhorté ces professionnels à élaborer une feuille de route qui puisse prendre en charge les doléances des éleveurs, producteurs, collecteurs et les laiteries, dans le but de développer cette filière, notamment pour ce qui est du développement du lait cru. Il a saisi cette occasion pour rappeler les objectifs essentiels assignés à cette filière, à savoir le développement de la production nationale de lait cru, pour répondre aux besoins de consommation et la réduction de la dépendance du pays vis-à-vis de la poudre de lait.
Auteur: elmoudjahid
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