Tunisie: Changer la justiceLente, compliquée, incertaine et coûteuse : la justice est déjà dans la ligne de mire. La suspension de hauts magistrats et la transmission au parquet de dossiers les accablant s’y ajoutent en fait inédit. Voir en effet le premier président de la Cour de cassation, Taïeb Rached, et le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tunis qui brasse les deux tiers des affaires en justice dans le pays, Béchir Akremi, limogés de leurs fonctions et traduits en justice, ébranle le pouvoir juridictionnel. Les rapports d’enquêtes établis à leur encontre par l’Inspection générale du ministère de la Justice ont jeté un pavé dans la mare.
Sans cesse, le …

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