Deux activités à venir dans le cadre de la Manifestation JE/US

* 4 octobre, 14 h, Salle communautaire du parc St-Mark, Atelier culinaire avec l’artiste Snack Witch – Confection de dumplings à la Places limitées, gratuit, 340, rue Saint-Charles O, Longueuil
* 5 octobre, 14 h. Parc Michel-Chartrand, Rencontre avec l’artiste Natacha Clitandre, Entrée libre, 1895, rue Adoncour, Longueuil

À l’occasion de la Manifestation JE/US 2025, Snack Witch propose un atelier culinaire dans la salle communautaire du Parc St-Mark. L’artiste apprendra aux participant•e•s à préparer des dumplings végétariens. Ils et elles apprendront à choisir et préparer les ingrédients, à plier les raviolis, à les cuire et à les déguster avec leur propre mélange de sauces ! Les dumplings restants pourront être emportés à la maison pour un en-cas du soir.

L’atelier prendra la forme de sa série en cours, DTD : Down to Dumpling ?, un projet d’échange et de réponse qui passe par l’échange d’en-cas. Il a débuté pendant la pandémie mondiale, lorsque Cheung a souhaité reproduire le rituel familial du dimanche matin consistant à aller au 飲茶 yum cha et à commander des montagnes de 點心 dim sum.

Inspirée par le souvenir de ses séances de pliage de 燒賣 siu mai et de 雲吞 wonton avec son père, cette activité solitaire est devenue pour eux un moyen de tendre la main et de prendre soin de leurs proches et d’inconnus à distance. L’isolement leur a permis de réfléchir à la notion de foyer, aux expériences diasporiques et aux relations familiales dans les domaines matériels et immatériels. En poursuivant cette expérience collective, l’artiste espère encourager le partage d’espaces, d’histoires, d’énergie et de nourriture, tous ensemble.

L’artiste Snack Witch Joni Cheung explore, à travers une pratique multidisciplinaire, les relations qui existent entre les objets, les lieux et les identités. En ayant recours à la nourriture et à l’humour, iel
conçoit des projets qui mettent l’accent sur les manières dont les communautés peuvent développer et maintenir des connexions au-delà des distances géographiques, temporelles et socioculturelles.

Dans ses projets, Snack Witch Joni Cheung alimente une réflexion sur le transnationalisme, la migration, les diasporas et les relations familiales. L’artiste élabore des œuvres et des ateliers axés sur le partage – d’espaces, d’histoires, d’énergie et de nourriture – et le rapport au quotidien. Son travail s’inspire souvent de souvenirs ou de pratiques familiales afin d’aborder les questions d’héritage et de déplacement au cœur des expériences diasporiques.

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Natacha Clitandre, dimanche 5 octobre, 14 h Parc Michel-Chartrand
Discussion sur les pratiques décoloniales d’aménagement du territoire Avec Natacha Clitandre, Stacey Lazare et Laurie St-Fleur, Animée par Maguy Métellus
5 octobre, 14 h, La discussion sera menée en mode hybride (français et anglais), ce qui veut dire que les participant•e•s s’exprimeront dans la langue de leur choix. Gratuit
Dans cette discussion autour de l’œuvre de Natacha Clitandre au parc Michel-Chartrand, l’artiste sera accompagnée de Maguy Métellus, Stacey Lazare et Laurie St-Fleur afin d’échanger sur les pratiques décoloniales d’aménagement du territoire. La conversation portera notamment sur la transmission de savoirs agricoles et culturels qui favorisent l’autonomie alimentaire et font contrepoids au concept de monoculture. La discussion se conclura avec une activation de l’installation-jardin de l’artiste.
Parc Michel-Chartrand, 1895, rue Adoncour, Longueuil, Point de rendez-vous : Pavillon d’accueil du parc

À propos des invité•e•s

Maguy Métellus (Haïti/Québec)
Haïtiano-québécoise, artiste de la parole, militante afroféministe, passionnée de poésie et du verbe, Maguy Métellus est une animatrice très sollicitée, également diseuse et lectrice. En mai 2015 elle s’est associée aux écrivains H. Nigel Thomas et Horace I. Goddard (RIP) pour créer les soirées Lectures Kola (maintenant Logos) Readings, qu’elle co-organise et co-anime. Depuis mai 2022 elle est membre du CA de Fierté littéraire, dont elle organise et anime l’événement Diversité en toutes lettres depuis la même année.

Stacey Lazare (nation Mohawk)
«Depuis mon enfance, je rêvais de vivre dans un endroit préservé et sauvage. Les séjours à la campagne pendant mon enfance m’ont profondément marqué : les parties de pêche, les feux de camp nocturnes, la cueillette de baies sauvages, la façon dont la nature nous rassemblait tous et créait une «présence dans l’instant présent» réconfortante. À l’âge adulte, mon rêve s’est réalisé. Ma famille a eu l’occasion de déménager dans un territoire mohawk niché au cœur de la forêt, aussi préservé et sauvage que je pouvais l’imaginer. Mon mari et moi élevons et scolarisons nos cinq beaux enfants ici depuis maintenant 13 ans. Nos convictions ont toujours été ancrées dans l’idée que nos ancêtres savaient mieux que quiconque. Ils savaient comment vivre en harmonie et en équilibre. Ainsi, nous faisons de notre mieux pour honorer ces enseignements et les transmettre.»

Laurie St-Fleur (Haïti/Québec)
Étudiante-chercheuse au doctorat en biologie végétale de l’Université de Montréal, responsable de l’Institut de recherche en biologie végétale. Ses recherches actuelles conjuguent agroécologie et ethnobotanique afin de valoriser les savoirs agricoles haïtiens du Québec et d’inspirer des pratiques résilientes dans nos systèmes alimentaires québécois.

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Dans le contexte où nous avons la chance de pouvoir compter sur la présence d’un membre de la nation Mohawk, la discussion aura lieu en mode hybride, c’est-à-dire que les personnes s’exprimeront dans la langue de leur choix, soit en français ou en anglais. Stacey Lazare ne parle pas français, comme la majorité des membres des premières nations au Québec. Il est important que la Ville de Longueuil comprenne la nécessité d’accueillir les personnes des premières nations (qui n’ont pas choisi quelle langue les coloniserait). Il y a déjà suffisamment d’enjeux touchant leur culture et leur langue. Natacha ou Maguy pourront traduire au besoin des résumés des conversations si des personnes dans l’assistance souhaitent mieux comprendre les interactions en anglais. Les personnes dans l’assistance seront aussi invitées à communiquer dans la langue de leur choix – français ou anglais.