Librement inspiré de la série télévisée événement H24 (Arte, 2021), BLACK LIGHTS est un spectacle-série-manifeste qui met en lumière les violences faites aux femmes au quotidien. Huit interprètes, dont Mathilde Monnier elle-même, incarnent tour à tour la rage, la douleur, mais aussi la force de résistance féminine. Issues de récits réels, leurs voix témoignent : l’une obligée de porter des talons au travail ; l’autre insultée dans la rue ; une autre encore victime de harcèlement ou brûlée par son conjoint. Ces fragments de vies, adaptés avec tranchant à partir de textes d’autrices de renom telles que Lola Lafon, Siri Hustvedt, Alice Zeniter, Fabienne Kanor ou encore Ersi Sotiropoulos, deviennent corps, gestes et mouvements.
Avec une écriture scénique radicale et épurée, Monnier – qui a signé plus de cinquante spectacles en quarante ans de carrière – compose un objet théâtral et chorégraphique d’une intensité rare. BLACK LIGHTS dit autant par les mots que par les silences, autant par les gestes que par les regards : l’une après l’autre, les interprètes élèvent leur voix et exposent leurs blessures. Le résultat : un plaidoyer féministe nécessaire, un geste artistique puissant pour remettre en question notre époque.
En prélude aux représentations, l’Agora de la danse proposera le 27 septembre 2025 la projection du film H24, 24 heures dans la vie d’une femme, précédée d’une discussion avec Mathilde Monnier en visioconférence. Cet événement offrira au public l’occasion d’explorer l’univers qui a inspiré le spectacle et de dialoguer autour des enjeux brûlants que l’œuvre met en scène.
Mathilde Monnier
BLACK LIGHTS
Chorégraphie Mathilde Monnier
22 – 23 – 24 octobre 2025 – 19 h
25 octobre 2025 – 16 h
DURÉE : 70 minutes
Agora de la danse
Paroles d’artistes, le 23 octobre 2025 après la représentation.
À propos de Mathilde Monnier
Mathilde Monnier occupe une place de référence dans le paysage de la danse contemporaine française et internationale. Elle crée plus de 50 pièces chorégraphiques présentées sur les grandes scènes internationales du festival d’Avignon au Théâtre de la Ville de Paris en passant par New York, Vienne, Berlin, Londres et reçoit plusieurs prix pour son travail (prix Ministère de la culture, Grand Prix SACD). Elle a également dirigé le CND – Centre national de la danse à Paris. De pièce en pièce, elle déjoue les attentes en présentant un travail en constant renouvellement. Ses questionnements artistiques sont liés à des problématiques d’écriture du mouvement, en lien avec des questions plus larges comme le commun, le rapport à la musique, la mémoire. Elle s’est déjà produite au Québec, notamment dans Gustavia en duo avec La Ribot, présentée à l’Agora de la danse en 2014.
