Après un premier single remarqué, EL KASS HLOU, El Mehdi revient avec ENCORE, sa toute première chanson en français. Il en dévoile aujourd’hui le vidéoclip : une œuvre immersive tournée au Maroc, réalisée par l’artiste lui-même, en collaboration exceptionnelle avec le Musée Pierre Bergé des arts berbères de Marrakech.
Entre prince et prisonnier, El Mehdi se retrouve piégé dans une forteresse dont il a lui-même érigé les murs, pris dans une boucle sans fin. Explorant le combat à la fois intime et universel contre nos démons intérieurs, ENCORE se déploie comme une danse hypnotique entre résilience et abandon ; un périple musical où la douleur se mue en une beauté qui résonne, encore et encore.
« Les murs que l’on érige parfois pour se protéger, finissent, avec le temps, par nous emprisonner. » — El Mehdi
La réalisation saisissante d’El Mehdi, sublimée par la cinématographie de Jonathan Auger, magnifie une toile sonore où s’entrelacent cordes somptueuses, rythmes enivrants, voix chaude et paroles poignantes. L’œuvre est produite par RENAISSANCE, avec la collaboration exceptionnelle du Musée Pierre Bergé des arts berbères de Marrakech (Fondation Jardin Majorelle), qui a ouvert les portes de ses réserves à El Mehdi, lui offrant un accès exclusif à ses précieuses collections de bijoux et parures amazighs. Ces pièces rares, collectionnées par le couple Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, dont certaines datent du XVIIIe siècle, mettent en lumière son matrimoine nord-africain.
On y découvre notamment les bracelets en argent moulé à douze pointes (asbig n iqurraïn), portés traditionnellement par les femmes de la tribu nomade Aït Atta, dont El Mehdi est originaire. Symboles de richesse autant que d’entrave, ces bijoux — pesant près d’un kilogramme — étaient portés non pas les jours de fête, mais au quotidien : pour monter les tentes, traire les brebis, filer la laine. Ornement et fardeau, ils incarnent une dualité que l’artiste cherche à déconstruire, tout en rendant hommage au rôle des femmes et à la transmission culturelle dans une société patriarcale.
Le costume est une création de la designer égypto-américaine Mina Tahir (lauréate du CFE de Vogue Italia et finaliste du Fashion Trust Arabia Debut Talent Award) et s’inspire des vêtements traditionnels et de l’artisanat local, mais aussi des sous-cultures urbaines et occidentales. Ici, fusionnent influences traditionnelles et modernes sur une tapisserie richement ornée fabriquée à partir des technologies numériques.
Un artiste en pleine ascension
Porté par le succès de son premier extrait EL KASS HLOU, qui cumule déjà plus de 200K écoutes, a dominé les Top 50 d’Anghami au Maghreb et au Moyen-Orient, dépasse les 140K vues pour son vidéoclip et les 4.5M de vues sur TikTok, El Mehdi poursuit son ascension aussi brave que symbolique pour un artiste fier représentant de la communauté LGBTQIA+, qui a été porte-parole d’Amnistie Internationale Canada, dans un contexte sociopolitique où ces identités sont encore condamnées. Sur une trame sonore toujours plus hybride qui transcende les genres, à l’intersection de la pop, de la dance, de l’électro et des traditions nord-africaines, El Mehdi redessine les contours de la musique francophone contemporaine, tout en affirmant une identité émancipée, forte et engagée. Un élixir aussi incandescent qu’atemporel.

