Enregistrée au Studio Fast Forward à Montréal, Marcia offre une session live de sa chanson Ivresse, tirée de son premier album homonyme. Prouesse et sensibilité s’unissent dans ce moment d’authenticité.

L’opus sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et d’écoute en continu le 26 septembre.
Cette sortie sera célébrée lors d’un spectacle-lancement au Verre Bouteille à Montréal, le 24 septembre. La musicienne, chanteuse et poétesse Kim Zombik ouvrira la soirée.

Ivresse
À la croisée de la chanson, du jazz et de la samba, Ivresse est un hymne à l’espoir, au retour à la vie après un épisode sombre. L’ivresse, c’est cette euphorie qui traverse le corps et l’esprit, le réveil des sens et la joie de vivre retrouvée. Fugace, inattendue, on ne sait pas si l’ivresse est là pour rester ou si elle est éphémère. L’essentiel est la résilience : se relever, toujours.
Ivresse est une samba joyeuse, une chanson qui entraîne et met en valeur la voix unique de Julie Morisod. Cette voix ne nous quitte presque jamais, que ce soit pour interpréter les paroles, chanter la ligne de basse ou improviser.

Ivresse met en lumière la polyvalence et la capacité des membres de Marcia à occuper différents rôles. Personne n’est cantonné à son rôle traditionnel. À la flûte traversière, Adèle Levayer soutient la vocaliste avec un tapis harmonique avant de prendre une place plus assumée dans des mélodies contrapuntiques et improvisées. Flûte et voix finissent par discuter, échanger, jouer ensemble comme des enfants qui se cherchent, s’imitent, s’éloignent et se retrouvent. Cette conversation animée est rendue possible par le solide accompagnement de Mikhael Daoudi à la guitare.
Ivresse illustre la complicité qui lie les trois musiciennes, une chimie qui va bien au-delà de l’exécution musicale. Enfin, cette pièce donne un avant-goût des influences hybrides et de la palette de couleurs qui caractérise ce premier album.

Marcia – l’album et la formation
Premier opus du groupe, Marcia réunit sept compositions originales et un interlude. Fruit de la rencontre entre Julie Morisod (voix), Adèle Levayer (flûte traversière et alto) et Mikhael Daoudi (guitare), l’album témoigne d’une alchimie artistique rare.

D’abord réunies pour partager leur amour du répertoire brésilien (rythmes du Nordeste, jazz brésilien, MPB…), la nécessité de réaliser leur propre musique s’est rapidement manifestée. En même temps se manifestait une évidente chimie entre les 3 musiciennes, une capacité à créer un son unique en entremêlant leurs voix de manière à la fois intuitive et précise, sensible et virtuose.
Ce premier album présente donc l’identité de Marcia. Plutôt qu’une identité artistique figée, il offre une capture sensorielle de ce qu’est Marcia ici et maintenant, après deux années à se rencontrer encore et encore. C’est un tableau mouvant qui dépeint les multiples facettes de cette collaboration. Marcia rejette les catégories fermées et les étiquettes, que ce soit au niveau social, politique ou artistique. Cet album reflète un besoin de puiser dans des sources diverses pour explorer les sonorités du souvenir, de la résilience, de l’exil, mais aussi de la renaissance et du jeu.
Musicalement, l’album illustre cette recherche de pluralité, de sensibilité et de force. Si la formation induit naturellement une certaine intimité, Marcia en fait quelque chose de puissant, intentionnel et affirmatif en convoquant la maîtrise technique et stylistique de divers genres au service d’une expression personnelle, à fleur de peau. Les compositions conjuguent des rythmes brésiliens avec des harmonies puisées dans le jazz moderne, des formes traditionnelles comme le baião avec des sections d’improvisation modale offrant une liberté qui sort du cadre stylistique traditionnel.
Ce premier album dévoile donc l’univers de Marcia, un terrain de jeu où l’on navigue librement entre improvisation et arrangement, entre errance poétique et écriture pointilleuse.