Goodbye Karelle a dévoilé en janvier dernier son album Knuckle Breaker Maxxx. Sortis plus tôt cette année, les trois premiers extraits ADI, OXYBALLAD et NICE RUN BIRD ont mis la table et créé un engouement. Knuckle Breaker Maxxx offre 11 titres à l’émotion brute campés sur un enregistrement à l’énergie des années 70.

La voix chantée-parlée de Goodbye Karelle se prête aussi bien aux morceaux plus près du RnB, hip-hop, trip-hop qu’aux titres flirtant de la pop alternative.
«Knuckle Breaker Maxxx est un album né d’une nécessité profonde : celle d’aller au bout de quelque chose que je portais en moi depuis longtemps sans jamais vraiment l’affronter. Aller au bout d’une masculinité encore en construction, parfois imposée, souvent questionnée. Aller au bout d’une frustration latente, de déceptions accumulées au fil d’un parcours marqué par la comparaison permanente et la recherche d’une place.» explique l’artiste.

Goodbye Karelle développe un univers musical intime et profondément poétique. Sa musique met la voix et le texte au premier plan : un phrasé souvent parlé-chanté, grave et incarné, qui donne l’impression d’une confession ou d’un journal intime mis en musique. Les arrangements, à la fois minimalistes et modernes, mêlent guitares feutrées et textures aériennes électroniques, créant des ambiances mélancoliques mais sensibles, où la vulnérabilité émotionnelle est centrale. L’ensemble dégage une impression de sincérité brute, introspective et narrative, comme une conversation intérieure transformée en chanson.

À travers des morceaux habités, parfois abrasifs, parfois plus retenus, Goodbye Karelle traduit les frustrations, les déceptions et les conflits intérieurs qui jalonnent un parcours marqué par le doute et la comparaison. La musique agit ici comme un espace de confrontation directe, où les émotions brutes prennent le pas sur les artifices.
Knuckle Breaker Maxxx est un album de rupture et d’aboutissement. Il marque la fin d’un cycle intérieur longtemps contenu, tout en ouvrant une nouvelle perspective artistique, plus consciente et libérée. En s’affranchissant de ce combat intime, Goodbye Karelle pose les bases d’une suite déjà en gestation, portée par le désir d’avancer, autrement.

À propos
Goodbye Karelle est le projet musical mené par l’artiste Karelle Tremblay. C’est via un premier album intime et brut : Hugh Greene & the Lucies Made Me que le public découvre l’artiste. Son univers mêle spoken word et pop alternative, entre mélodies vaporeuses et textes viscéraux.
Dans ses chansons, Goodbye Karelle raconte l’amour qui éclate, la solitude qui colle, les souvenirs qui hantent. Sa voix grave et incarnée explore les zones troubles de l’identité, du genre, du désir. Goodbye Karelle écrit comme on tient un journal secret, compose comme on reconstruit sa mémoire, dans un geste aussi fragile que radical.
À l’instar d’autres figures libres issues de la scène québécoise, Goodbye Karelle déconstruit les formats classiques et mêle musique, image et mise en scène de soi. Un minimalisme cinématographique et une intensité émotionnelle rare habitent chaque morceau.
Goodbye Karelle n’interprète pas un rôle — l’artiste s’expose, dans une œuvre entière et assumée, où les mots deviennent matière vivante, coupante, sensuelle.