Avant même de découvrir les premières pages de Kagurabachi[1], la communauté manga internationale, était emballée par la sortie de ce shōnen en 2023. Le succès a été au rendez-vous au vu des attentes des lecteurs puisque les trois premiers tomes se sont vendus à près de 600 000 exemplaires. En cause, le récit autour du personnage principal Chihiro dont le look laissait présager un manga de sabre ultra moderne.

Le jeune homme qui travaillait en tant qu’aspirant forgeron aux côtés de son père Kunishige Rokuhira, a vu son quotidien brisé avec l’assassinat de ce forgeron qui était le plus célèbre de tout le Japon. Il avait forgé six sabres ensorcelés qui ont servi pendant la Grande Guerre. Rokuhira les a cachés par la suite pendant des années dans le sous-sol de son atelier avant d’être assassiné par trois sorciers sortis de nulle part. Depuis Chihiro ne vit que pour venger son père. Son traumatisme est son moteur comme il le revendique lors d’un combat.

Il faut souligner qu’en plus de la profondeur du récit, le personnage réussi à convaincre les lecteurs grâce à son maniement du Katana, son look plus sombre, ses yeux rouges et sa cicatrice qui lui rappelle la mort de son père :

« Elle me rappelle ce qui s’est passé, ce jour-là

…je regarde mon visage dans le miroir en me préparant

…et je vois cette cicatrice.

Tous les matins…

Grâce à elle, chaque matin…

…je commence la journée empli d’une haine toute fraîche ».

Depuis la mort de son père il y a trois ans, le regard de Chihiro s’est assombri. Il ne pense qu’à traquer les assassins de son père et retrouver la trace de l’organisation qui détient les six sabres.

Heureusement, le septième katana que possède le jeune homme, dont tout le monde ignore l’existence, est celui que Rokuhira a passé de longues années à forger après la guerre et qu’il a protégé au péril de sa vie. Avec l’aide de Shiba et de ses amis, Chihiro devra faire face à la menace qui pèse sur lui et son entourage.

Chose certaine, Takeru Hokazono, l’auteur et le créateur de la série a frappé fort avec ce shōnen qui rappelons-le a été recommandé par Masashi Kishimoto (auteur de Naruto) et Kōhei Horikoshi (auteur de My Hero Academia).

On soulignera d’ailleurs que l’œuvre est saluée tant pour la qualité des combats que pour les découpages cinématographiques qui ne laissent pas le temps de respirer à travers les actions qui se succèdent.

À date, quatre tomes sont déjà sortis au Japon. Côté français, ce sont les Éditions Kana qui ont traduit Kagurabachi en annonçant la sortie de la série au courant de l’année 2025 avec un calendrier bien défini pour le fans : tome 1 le 14 février 2025, tome 2 en avril 2025, tome 3 en juillet 2025, tome 4 en août 2025, tome 5 en octobre 2025, tome 6 en décembre 2025.

Réda Benkoula

[1] Kagurabachi – Tome 1 | Takeru Hokazono | Dark Kana | 2025 | 224 page

Lire un extrait du tome 1


Lire un extrait du tome 2

Lire un extrait du tome 3

 

Ladies and Gentlemen
« KAGURABACHI »💀

Posted by Jason Batican Espolong on Tuesday, September 19, 2023