La pièce, réalisée avec Félix Petit (Hubert Lenoir, Les Louanges, Ariane Roy), dévoile une facette bien assumée du projet : une électro-pop alternative aux mélodies entêtantes et à l’énergie décomplexée, flirtant avec la satire.
En accompagnant de nombreux•ses artistes (Alfa Rococo, Natasha Kanapé, Alex Nevsky, Laura Niquay, Noé Lira) ainsi qu’en travaillant comme réalisatrice, compositrice, arrangeuse et beatmakeuse, Kat Pereira s’est fait une place remarquée sur la scène musicale. Récemment révélée lors de son passage en finale des Francouvertes, elle porte désormais avec brio son projet néo-soul maximaliste qui surprend par son univers lumineux.
À PROPOS DE « L’ÉCUMEUR DE MER (MAISON PHILOSOPHIE) » Contrairement aux deux premiers extraits, celui-ci assume un ton franchement sarcastique dans un refus assumé adressé au « f*ckboy » typique. Ici, cette figure devient le symbole plus large des figures de pouvoir manipulatrices: celles qui aveuglent de promesses et détournent les aspirations en profit.
Car un écumeur de mer, c’est un pirate, un voleur. Et cette chanson, c’est une satire de tous ces enjôleurs du capitalisme qui monnayent l’intimité, aspirent le temps et capitalisent les passions. « l’écumeur de mer (maison philosophie) », c’est aussi une riposte, une envie de réappropriation, une force féminine qui se relève et qui reprend le contrôle de son récit.
À PROPOS DU CLIP Toujours dans l’art du décalage, Kat transpose l’énergie sarcastique de l’écumeur de mer en images. Le clip joue avec l’absurde et le glamour, mêlant l’esthétique sirène à celle d’un open-space échoué sur la plage : ordinateurs, fleurs en plastique et poses volontairement exagérées face caméra. Le spectateur, pris à témoin comme dans une série mockumentary, devient à la fois complice et espion.
Un mystérieux regard à la longue-vue déclenche alors un duel métaphorique : Kat engage une bataille navale contre cet intrus invisible, une lutte de contrôle et de narration. Mais plus encore, ce sont les office sirens qui s’unissent, s’organisent et se réapproprient leur propre histoire face à l’écumeur de mer – figure métaphorique d’un capitalisme manipulateur et contrôlant qui n’a plus sa place.
La mise en scène bascule ensuite vers un studio sombre, où les décors se dévoilent et où Kat émerge comme une figure consciente de son propre théâtre. Entre plage nocturne et néons laser, le clip oscille entre réalité et performance, jusqu’à une sortie volontaire, ne laissant derrière elle que des fleurs artificielles et des ordinateurs fanés – traces persistantes d’un univers reconstruit, ironique et libérateur.
CRÉDITS MUSIQUE Musique Kat Pereira Réalisation Kat Pereira et Félix Petit Mixage Jean-Bruno Pinard Matriçage Gabriel Meunier Paroles Kat Pereira Batterie Guillaume Picard Synth bass Paul Lamontagne Claviers et guitares Kat Pereira Percussions Nicolas Lafortune IRSC FR-X87-25-00126 Distribution Happy Life via Believe CRÉDITS CLIP Idéation Kat Pereira et Juliette Balthazard Réalisation Juliette Balthazard Direction de la photographie Alexia Toman et Clarence de Bayser Machiniste Sandrine Maltais Éclairagiste Andréa Thibault Direction artistique Alicia Tremblay et Kat Pereira Effets visuels Clarence de Bayser Coiffure et maquillage Juliette Morgane Costumes Kat Pereira Assistance à la production Emma Glaude, Marie-Josée Pereira, Eric Lemay Montage Raphaëlle Fortin Colorisation Alexis Bouffard-Dumas Graphisme Charlotte Desnoyers
À PROPOS
Kat Pereira est une artiste multi-instrumentiste montréalaise et synesthète. Connue comme claviériste, guitariste, bassiste, flûtiste et choriste dans différentes formations dont Alfa Rococo, Eli Rose, Alex Nevsky, Laura Niquay, Noé Lira, Laraw, elle retire son costume de caméléon et se présente en toute authenticité sous une électro-pop alternative lumineuse et maximaliste inspirée par les reines Erykah Badu, Hiatus Kaiyote et Saya Gray. Kat Pereira allie poésie engagée et mélodies accrocheuses pour explorer des thèmes à la fois intimes et universels : colonialisme, féminisme, quête d’identité. Avec Félix Petit (Les Louanges, Hubert Lenoir, Ariane Roy) à ses côtés, elle prépare la sortie de vert de lichen, son premier album aux teintes vert pâle du ré bémol. Elle s’est fait remarquer du grand public en atteignant la finale des Francouvertes, prestigieux concours musical montréalais. Sur scène, elle est accompagnée de ses allié.es inestimables Marie Gilaine Louis, Paul Lamontagne et Guillaume Picard. Le groupe présente un univers unique, maximaliste et éclatant où se chevauchent soul, hyperpop, jazz et musique électronique, s’inscrivant dans une ère où les gens ont besoin d’un peu de lumière, de désinvolture et de bons beats pour s’inventer un demain un peu plus doux.
