
Le 1er novembre 1954 est une date importante en Algérie. C’est une journée durant laquelle les Algériens commémorent le déclenchement de la révolution nationale qui a abouti à l’indépendance du pays en 1962.
Au Canada et en particulier à Montréal, la diaspora algérienne s’est organisée, rendant hommage à la révolution algérienne de libération nationale ce dimanche 1er novembre 2026 à travers l’événement Livres et mémoire.
Cette rencontre, qui était organisée conjointement par Regards Croisés Canada et le Salon du livre de la diaspora à la Maison du Citoyen, proposait aux visiteurs de se rencontrer dans un cadre d’échange convivial pour toute la famille.
Portée par le Docteur Brahim Benyoucef et toute l’équipe organisatrice, cette initiative permet à la nouvelle génération de se familiariser avec l’histoire et la mémoire en terre d’accueil.
Un an après la première édition de 2025, ce nouveau rendez-vous rend un vibrant hommage littéraire et artistique aux héros de la révolution algérienne.
Les livres, le théâtre et les chants unissent petits et grands en terre d’accueil

Drapé aux couleurs de l’Algérie, l’espace était aménagé avec de nombreux objets, dont des artefacts et des décorations traditionnelles. L’ambiance étant à la fête, on pouvait croiser des femmes et des enfants qui portaient des vêtements traditionnels.
Sur place, les visiteurs sillonnaient les différents stands et découvrir les ouvrages des auteurs de la diaspora sur des thèmes divers ainsi que sur celui de la révolution. Parmi les auteurs présents, Salima Saadi, Bahia Kiared, Soraya Aliouche Karboua, Shah Jehan Ashrafi, Chafik Ghenai et Tewfik Bekkouche qui se sont livrés à un tour de table sur le thème de la révolution.

Plusieurs activités étaient proposées, dans cette salle qui diffusait périodiquement des chants patriotiques algériens.
Différents intervenants se sont succédé au fil de la journée pour livrer des témoignages et lire quelques poèmes. Le moment marquant restera celui de la lecture par la jeune Sérine du poème Algérie terre des martyrs (poème écrit par sa mère).
Madame Salima Sadi, qui signe ses œuvres sous le nom de plume Oli Vam, a proposé pour sa part de réaliser avec le public une œuvre collective qui s’intitule Le Nid de feu. Enseignante en classe d’accueil, Madame Sadi, s’est aussi livrée à une petite lecture où elle était entourée de jeunes enfants.
La fin de cette journée forte en émotions et s’est clôturée par la représentation d’une pièce théâtrale avec des jeunes enfants. Réalisée par Madame Soraya Aliouche, la pièce rendait hommage à la militante et infirmière algérienne Malika Gaïd (1933-1957) qui a été tuée par les troupes françaises pendant la guerre d’Algérie.
Réda Benkoula
