Le cinquième et dernier volet de la bande dessinée La Forêt du temps[1], qui vient de paraître aux éditions Le Lombard permet de clore le chapitre d’aventure de Théo, Léo et leurs amis.

Ces jeunes enfants qui voulaient retenir le cours du temps et sauver leur village, devaient garder en leur possession un fragment d’une pierre magique afin pour ne pas vieillir. Cette quête infinie qui les a conduit à se heurter à des multiples versions variations d’eux-mêmes, leur a permis de découvrir au final qui ils sont, étaient ou deviendront.

Le scénariste franco-québecois Tristan Roulot à qui l’on doit la série post-apocalyptique Le convoyeur renoue donc avec la fantasy en compagnie du dessinateur espagnol Mateo Guerrero avec qui il a déjà publié la série Rhum héritage.

Ensemble, ils invitent les lectrices et les lecteurs dans un univers de magie et d’aventure qui permet de saisir les implications, les allusions et les multiples indices qui sont parsemés au fil du récit. Voilà pourquoi, il me semble important de souligner que la lecture et la relecture des 5 tomes permet de comprendre le cheminement qui a conduit les auteurs à lever le voile sur les patronymes des protagonistes de cette histoire qui aborde simplement l’amour, l’amitié et la quête du sens.

Au niveau graphique, la BD fusionne les couleurs pour nous faire voyager dans un univers médiéval qui nous porte jusqu’aux origines du monde.

Réda Benkoula

[1] La Forêt du temps, Tome 5 | La larme de solitude | Tristan Roulot (Scénario), Mateo Guerrero (Dessin) | Le Lombard | 2025 | 48 pages