Margaret Tracteur dévoile aujourd’hui Le blues du réchauffement, le premier extrait du EP La goutte qui fait déborder l’gaz, à paraître le 7 novembre.
La chanson parle avec humour des tentatives de suicide avortées d’une personne éco-anxieuse, à cause des changements climatiques.
Le blues du réchauffement, est désormais disponible sur toutes les plateformes d’écoute et de téléchargement.

Chaque couplet relate une manière différente de mourir par la protagoniste. Hélas, elle échoue justement en raison des bouleversements de Mère Nature. Se noyer dans la rivière : le cours d’eau est asséché. Se rendre dans le Grand Nord pour crever de froid : il fait 45 degrés Celsius à l’ombre. Mourir de faim sur une terre infertile : des potagers sont désormais riches en aliments à cause des nouvelles pluies.

La pièce fait référence à Long Gone Lonesome Blues, de la légende Hank Williams, qui renferme le même genre de récit tragi-comique. À l’instar du chanteur américain, Margaret Tracteur livre un refrain lent et triste, dans la pure tradition du « lonesome yodel ».

La goutte qui fait déborder l’gaz
Alors que son précédent opus, L’heure du thé avec Margaret Tracteur, était d’une grande envergure, avec son instrumentation variée et ses multiples collaborateurs, la chanteuse désirait travailler avec concision et simplicité pour la création de son nouvel EP, La goutte qui fait déborder l’gaz.
Pour y parvenir, elle a misé sur son power trio – complété de Valéry St-Gelais à la contrebasse et de Sandra Boulanger au violon -, ainsi que sur la fluidité du travail avec Ryan Battistuzzi qui était responsable de l’enregistrement, de la réalisation et du mixage.
Le son des instruments principaux et de la voix a été capté en direct. En plus, l’artiste s’est fixée comme objectif de livrer le moins d’overdubs possible en répartissant cette tâche entre elle et Ryan Battistuzzi.

« Ç’a été l’occasion de revenir à l’essentiel et de travailler de manière simple, organique et artisanale, explique-t-elle. J’ai réalisé que c’était beaucoup plus facile de penser en termes de petit projet, pour la créativité. »
Il en résulte un EP concis qui va droit au but, avec des arrangements bruts et efficaces qui oscillent entre le yodel, le bluegrass et le country blues. Cette musique sert adéquatement des textes simples et humoristiques, qui traitent de thèmes sérieux, mais dans la légèreté.
Bien que Margaret Tracteur ait fait un peu d’exploration stylistique, le résultat final est fidèle à un esprit de tradition.

À propos de Margaret Tracteur
Carburant au bluegrass et au swing, les chansons de Margaret Tracteur et son groupe les Faucheuses fauchées témoignent d’une grande liberté et d’une solide maîtrise des ingrédients fondamentaux du folklore américain. C’est à l’aide d’un sens de l’observation aiguisé, d’une bonne touche d’humour et de techniques vocales surprenantes que l’artiste invite le public à un voyage bien personnel et haut en couleur, entre tradition et modernité, qui saura réjouir autant les voyous que les amateurs de yodel.
Se présentant sous la forme d’un trio féminin rapaillé pour la cause et formé des musiciennes de trail Valéry St-Gelais (contrebasse) et Sandra Boulanger (violon), le groupe développe un son organique et artisanal pour habiller des textes qui savent faire sourire, rassembler et défouler un public toujours plus large et fidèle.
On a ainsi pu les découvrir dans toute leur splendeur aux Francos de Montréal, au FME, au Festivoix de Trois-Rivières, au Carnaval de Québec ainsi qu’au Festif de Baie St-Paul. La formation a aussi eu l’honneur de servir de house band au GAMIQ en 2023 et de participer à l’émission La grande veillée avec Stéphane Archambault sur ARTV.
Le soleil suit Margaret Tracteur et les Faucheuses fauchées sur les routes des campagnes et des villes à la recherche de nouvelles aventures. Leurs mélodies contagieuses, pleines de bon sens et de rage joyeuse, habiteront très vite vos maisons ; vous êtes averti.e.s !