À l’adolescence, on se cherche souvent. On se cherche pour se forger une identité. On se pose des questions, on fouille dans notre passé et on ausculte notre présent. Bien évidemment, nous ne possédons pas tous les outils pour y arriver. Et quand on ne les possède pas, on fait de notre mieux.

Dans Premières solitudes, la réalisatrice Claire Simon nous montre les questionnements, les doutes et les moments douloureux des élèves d’une école secondaire de la banlieue parisienne. Étant difficile de se livrer à l’Autre, imaginez tout l’effort que ces ados ont dû réaliser pour le faire devant une caméra.

Fait sociologique saillant : il y a plus de filles qui ont été prêtes à relever le défi. Que s’est-il passé avec leurs pairs masculins? Est-ce toujours si difficile pour les garçons de s’ouvrir et parler d’eux? Mis à part cela, il est intéressant de se pencher sur cette période de la vie et voir que les ados, malgré les clichés, sont intelligents. Il suffit de les écouter et de créer un espace pour le dialogue. On l’a vu: des dialogues émergent une meilleure compréhension de ce que représente chacun. Dans l’échange, on peut aussi mieux se comprendre. Tous peuvent tirer profit et à cet âge. Il est nécessaire qu’il soit ainsi. C’est ce que Claire Simon a démontré dans son film.

Premières solitudes | Réal : Claire Simon | France, 2018 | français, S.T. anglais | 100 min

Eduardo Malpica Ramos

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